C comme Cancer
1 750 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 70 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
Légende : Deux yeux bleus subsistent au centre d’un monochrome couleur chair. Le visage a presque entièrement disparu, mais le regard maintient encore une présence.
Description : C comme Cancer s’inscrit dans la série L’abécédaire de l’instant du mourir, ensemble de vingt-six œuvres correspondant à vingt-six maladies classées par ordre alphabétique.
Cette série est indissociable du livre L’abécédaire de l’instant du mourir, dans lequel chaque lettre donne lieu à un texte racontant les derniers instants d’un personnage imaginaire confronté à une maladie précise. Les tableaux et les récits fonctionnent ensemble : l’image agit par retrait, tandis que le texte déploie une fiction du mourir.
Pour la lettre C, le mot cancer renvoie donc non seulement à une maladie, mais aussi à l’une des histoires du livre. L’œuvre visuelle n’illustre pas directement la scène racontée. Elle en propose plutôt l’équivalent plastique : une présence réduite, fragilisée, presque absorbée par la disparition, mais qui n’a pas encore totalement basculé dans l’absence.
Le visage a ici presque entièrement disparu. Seuls demeurent les yeux, simplifiés, fragmentés, reconstruits par quelques formes anguleuses et quelques variations colorées. Le monochrome couleur chair remplace le visage au lieu de le décrire.
Ce dispositif rejoint la recherche de Pierre Tomy Le Boucher sur l’approximation, la perception et la mémoire. Le spectateur reconstitue mentalement ce qui manque. Quelques indices visuels suffisent encore à faire surgir l’idée d’un être, d’une identité, d’une intériorité.
Dans cette œuvre, les yeux bleus deviennent les derniers témoins d’une présence. Ils inscrivent le tableau dans cet espace incertain qui intéresse toute la série : celui où le vivant n’a pas totalement disparu, mais où l’instant du mourir est déjà perceptible.
Le livre et la peinture se complètent ainsi. Les récits accompagnent les œuvres et participent à leur mémorisation, tandis que les œuvres offrent aux textes une forme visuelle minimale, suspendue entre apparition et effacement.