Ancien aiguillage ferroviaire et rails fortement oxydés parmi des traverses en bois et de la végétation, œuvre photographique de Pierre Tomy Le Boucher.
Des rails et des éléments d’aiguillage oxydés reposent sur d’anciennes traverses en bois. La rouille produit de nombreuses nuances orangées, brunes et rouges tandis que la végétation commence à reprendre possession de l’espace.
L’esthétique du stigmate

Aiguillage rails SNCF

650 € TTC

+ 50 € de frais de port supplémentaires

Informations sur l’œuvre

Caractéristiques de l’œuvre : Photographie numérique au format horizontal 80 × 58 cm. Impression grand format sur papier, laminée sur une plaque Aluminium Dibond 3 mm avec protection anti-UV et système d’accroche permettant de déporter l’œuvre du mur.

Légende : Des rails, des éléments d’aiguillage et d’anciennes traverses ferroviaires sont progressivement transformés par la corrosion. Les rouges, les bruns et les orangés de la rouille rencontrent le gris du bois et le vert d’une végétation qui commence à reprendre possession du lieu.

Description : Aiguillage rails SNCF appartient à la série L’esthétique du stigmate. L’image montre un ensemble ferroviaire dont la fonction première semble avoir disparu. Les rails et les pièces mécaniques demeurent reconnaissables, mais ils ne sont plus présentés comme les éléments d’une machine en fonctionnement.

Le temps a déplacé leur identité. La régularité industrielle du métal a laissé place à une succession de surfaces irrégulières. La corrosion recouvre les pièces d’une gamme particulièrement riche de rouges, d’ocres, de bruns et d’orangés.

Certaines parties sont uniformément assombries, tandis que d’autres présentent une accumulation de taches, d’écailles et de différences de densité. Une pièce métallique plus claire, presque orange, traverse la composition et concentre momentanément le regard.

Les traverses de bois constituent une deuxième matière. Leur gris profond, leurs fissures et leur grain répondent à l’oxydation du métal. Entre ces éléments apparaissent des brindilles, des feuilles et de jeunes pousses vertes.

La végétation introduit alors une autre temporalité. Tandis que l’objet industriel se décompose lentement, le vivant s’installe dans les espaces qu’il abandonne. La disparition d’une fonction permet progressivement l’apparition d’un nouvel environnement.

Le cadrage resserré retire à l’aiguillage une grande partie de son contexte ferroviaire. Il n’est presque plus possible de considérer l’ensemble selon son utilité. Les rails deviennent des lignes, les traverses des surfaces et les pièces métalliques des masses colorées.

La photographie ne documente donc pas seulement un matériel ferroviaire abandonné. Elle observe la manière dont un objet conçu pour être stable, solide et fonctionnel devient progressivement le support d’une transformation plastique qui n’avait jamais été prévue par son concepteur.

La rouille constitue ici pleinement le stigmate. Elle indique la durée, l’exposition aux éléments, l’abandon et la perte de fonction. Mais cette marque produit simultanément une nouvelle matière et de nouvelles couleurs.

Ce qui disparaît comme objet fonctionnel réapparaît ainsi comme surface plastique. Le temps ne se contente plus de dégrader la matière : il participe à sa transformation.