Ancienne figurine de chat bleu en mousse, déchirée et abîmée, laissant apparaître sa mousse orangée et son armature métallique intérieure, œuvre photographique de Pierre Tomy Le Boucher.
Une figurine de chat bleu est couchée parmi différents objets. Son corps est déchiré à plusieurs endroits et laisse apparaître la mousse orangée ainsi que des fils métalliques constituant son armature.
L’esthétique du stigmate

Chat en mousse

650 € TTC

+ 50 € de frais de port supplémentaires

Informations sur l’œuvre

Caractéristiques de l’œuvre : Photographie numérique au format horizontal 80 × 58 cm. Impression grand format sur papier, laminée sur une plaque Aluminium Dibond 3 mm avec protection anti-UV et système d’accroche permettant de déporter l’œuvre du mur.

Légende : Une figurine de chat bleu en mousse est profondément dégradée. Plusieurs déchirures révèlent la matière orangée située sous la surface ainsi que l’armature métallique qui maintenait autrefois sa forme.

Description : Chat en mousse appartient à la série L’esthétique du stigmate. L’objet reste immédiatement identifiable malgré l’importance de ses altérations. Son visage, ses yeux, ses oreilles et sa couleur bleue continuent à évoquer la figurine d’origine.

Pourtant, plusieurs parties du corps ont perdu leur surface protectrice. La matière intérieure apparaît sous forme d’une mousse orangée, friable et irrégulière.

Plus profondément encore, des fils métalliques deviennent visibles. Ils révèlent la structure cachée de l’objet, celle qui devait précisément rester invisible lorsqu’il était neuf.

La dégradation agit donc comme une ouverture. Elle ne se contente pas d’altérer la surface : elle donne accès à la fabrication même de l’objet.

Le stigmate prend ici une dimension presque anatomique. La surface bleue pourrait évoquer une peau, la mousse une chair et les fils métalliques un squelette artificiel.

Pourtant, cette lecture n’efface pas la dimension plastique. Les couleurs se répondent avec force : le bleu du revêtement, l’orange vif de la mousse, le gris métallique des fils, le jaune et le vert des yeux.

Les fissures et les déchirures produisent également de nouvelles formes. Ce qui relevait initialement de l’accident ou de l’usure devient un réseau de lignes, de creux, de ruptures et de contrastes.

La photographie fixe ainsi un état particulier de l’objet : suffisamment dégradé pour révéler sa structure, mais encore suffisamment intact pour être reconnu.

Chat en mousse montre peut-être avec une particulière évidence ce que désigne L’esthétique du stigmate : la blessure de l’objet devient simultanément la trace de son histoire et la condition d’apparition d’une matière nouvelle.