Ponton
650 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Photographie numérique au format vertical 58 × 80 cm. Impression grand format sur papier, laminée sur une plaque Aluminium Dibond 3 mm avec protection anti-UV et système d’accroche permettant de déporter l’œuvre du mur.
Légende : Un ancien ponton en bois s’avance dans l’eau. Les poteaux, les planches et les éléments de soutien portent les marques d’une longue exposition au milieu naturel, entre usure, déformation et changements de couleur.
Description : Ponton appartient à la série L’esthétique du stigmate. L’objet demeure immédiatement identifiable et conserve encore une grande partie de sa construction initiale.
Pourtant, la structure ne possède plus la régularité que l’on pourrait attendre d’un ponton neuf. Les planches semblent légèrement déformées, certains assemblages se sont déplacés et les différents éléments ne suivent plus parfaitement leurs axes d’origine.
Le bois porte également les marques de son exposition à l’eau et aux variations climatiques. Certaines parties sont assombries, d’autres grisées ou verdies, et la matière semble avoir absorbé progressivement son environnement.
Les poteaux verticaux continuent pourtant de structurer fortement l’image. Ils maintiennent une géométrie simple qui contraste avec les petites irrégularités accumulées au fil du temps.
L’eau joue un rôle particulier dans cette transformation. Elle ne constitue pas seulement le décor de l’objet : elle participe directement à son vieillissement.
L’humidité, les immersions répétées, les variations de niveau et l’exposition aux éléments modifient lentement les surfaces et les couleurs.
Le reflet du ponton dans l’eau prolonge également la structure et crée une seconde image, plus instable, soumise aux ondulations de la surface.
Le cadrage frontal et vertical donne au ponton une présence presque sculpturale. Il ne s’agit plus seulement d’un équipement permettant d’accéder à l’eau, mais d’un ensemble de lignes, de plans et de volumes.
Le stigmate apparaît ici de manière progressive et diffuse. Il ne prend pas la forme spectaculaire de la rouille ou de la rupture, mais celle d’une lente modification de la matière et de la structure.
Ponton montre ainsi que le temps peut transformer un objet sans le détruire. La fonction reste lisible, mais l’usure lui ajoute une présence, une matière et une histoire nouvelles.