Poubelle improvisée
650 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Photographie numérique au format vertical 58 × 80 cm. Impression grand format sur papier, laminée sur une plaque Aluminium Dibond 3 mm avec protection anti-UV et système d’accroche permettant de déporter l’œuvre du mur.
Légende : Un ancien récipient clair, usé et taché, a été détourné de sa fonction première pour devenir une poubelle improvisée. Des papiers et emballages s’y accumulent, tandis qu’un poteau rouillé et la végétation environnante prolongent l’impression d’abandon.
Description : Poubelle improvisée appartient à la série L’esthétique du stigmate. L’image montre un objet qui n’a pas encore complètement disparu mais dont la fonction d’origine a déjà été abandonnée.
Le récipient conserve encore sa forme, sa couleur claire et une partie de ses inscriptions. Pourtant, son usage initial semble désormais sans importance.
Il est devenu le réceptacle d’autres objets eux-mêmes considérés comme inutiles : papiers, emballages et fragments destinés au rebut.
Le stigmate réside donc ici dans une double transformation. La matière vieillit, se tache et s’écaille, mais l’objet change également de statut.
Ce détournement n’a rien d’une réinvention esthétique volontaire. Il relève d’un usage pratique, provisoire, presque indifférent. C’est précisément cette absence d’intention qui donne à l’objet sa nouvelle présence.
À côté du récipient, le poteau métallique fortement rouillé introduit une autre temporalité. La corrosion y est beaucoup plus avancée et permet de mesurer deux états différents de transformation.
La végétation enveloppe progressivement l’ensemble et replace ces objets dans un environnement qui continue d’évoluer indépendamment d’eux.
Le cadrage vertical isole cette construction improvisée et lui donne presque la présence d’un assemblage sculptural : récipient, poteau, fil métallique, végétation et déchets deviennent les éléments d’une même composition.
Poubelle improvisée montre ainsi qu’un objet peut entrer dans l’univers du stigmate avant même sa destruction. Il suffit parfois qu’il cesse d’être ce pour quoi il avait été conçu.
La matière commence alors à vieillir, tandis que l’usage lui invente une seconde existence.