Ancienne poutre en bois sombre fixée sur une structure en pierre claire par plusieurs pièces métalliques fortement oxydées, œuvre photographique de Pierre Tomy Le Boucher.
Une ancienne poutre de bois sombre est maintenue sur une structure de pierre claire par plusieurs éléments métalliques oxydés. Le bois, le métal et la pierre présentent chacun des marques différentes de vieillissement.
L’esthétique du stigmate

Poutre sur pierre avec étaux

650 € TTC

+ 50 € de frais de port supplémentaires

Informations sur l’œuvre

Caractéristiques de l’œuvre : Photographie numérique au format horizontal 80 × 58 cm. Impression grand format sur papier, laminée sur une plaque Aluminium Dibond 3 mm avec protection anti-UV et système d’accroche permettant de déporter l’œuvre du mur.

Légende : Une ancienne poutre de bois repose sur une structure de pierre claire et demeure maintenue par plusieurs pièces métalliques oxydées. Bois, métal et pierre portent chacun les traces du temps selon la nature propre de leur matière.

Description : Poutre sur pierre avec étaux appartient à la série L’esthétique du stigmate. La photographie met en présence trois matériaux dont le vieillissement produit des effets visuels très différents.

Le bois constitue la masse principale de l’image. Sa surface sombre conserve encore les lignes de ses fibres, mais elle est profondément marquée par les fissures, les irrégularités et les changements de couleur.

Le métal introduit une autre transformation. Les pièces de fixation et les éléments verticaux sont envahis par l’oxydation. Des rouges, des orangés et des bruns remplacent progressivement l’apparence régulière du métal initial.

La pierre, beaucoup plus claire, semble évoluer selon une temporalité différente. Sa surface demeure relativement stable et constitue un contrepoint aux matières plus fortement transformées du bois et du métal.

Cette coexistence permet de voir que le temps ne produit jamais une altération uniforme. Chaque matériau répond à l’environnement selon ses propres caractéristiques.

Les éléments métalliques conservent également la mémoire de la construction. Leur présence rappelle que la poutre appartient à un dispositif fonctionnel conçu selon une logique précise.

Pourtant, le cadrage resserré éloigne progressivement cette fonction. La poutre devient un grand plan horizontal, les fixations métalliques des verticales orangées et la pierre une surface claire presque abstraite.

Le stigmate naît ici de cette confrontation : la structure générale demeure encore parfaitement lisible tandis que les surfaces ont acquis une apparence que personne n’avait prévue.

Poutre sur pierre avec étaux montre ainsi le temps comme un processus différentiel. Il ne transforme pas seulement les objets : il révèle la singularité de chaque matière.

Bois, métal et pierre continuent d’appartenir à une même construction, mais chacun raconte désormais sa propre histoire.