Tête de poupée
650 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Photographie numérique au format horizontal 80 × 58 cm. Impression grand format sur papier, laminée sur une plaque Aluminium Dibond 3 mm avec protection anti-UV et système d’accroche permettant de déporter l’œuvre du mur.
Légende : Le visage d’une ancienne poupée demeure relativement préservé tandis que la dentelle, les tissus et les éléments décoratifs qui l’entourent présentent déjà des marques d’usure, de poussière et de vieillissement.
Description : Tête de poupée appartient à la série L’esthétique du stigmate. La photographie met en évidence un contraste entre la permanence du visage et la transformation progressive des matières qui l’entourent.
Les traits du visage restent encore parfaitement lisibles. Les yeux, la bouche, la carnation et les cheveux conservent une grande partie de leur apparence initiale.
Cette relative préservation crée une impression de stabilité, presque de résistance au temps.
Autour du visage, les matières textiles racontent pourtant une autre histoire. La dentelle est froissée, marquée, légèrement ternie et traversée par de nombreuses irrégularités.
Les tissus brodés et les éléments décoratifs présentent eux aussi des différences de texture, des plis, des dépôts et des traces qui rompent avec l’apparence d’un objet neuf.
Le stigmate ne se manifeste donc pas ici par une destruction spectaculaire. Il apparaît dans l’écart entre ce qui semble encore intact et ce qui commence déjà à se transformer.
Le cadrage très rapproché accentue cette confrontation. Le visage occupe presque toute la composition tandis que les dentelles et les tissus deviennent de véritables surfaces plastiques.
Les matières prennent alors autant d’importance que le sujet lui-même. Le regard passe du visage lisse aux fibres textiles, des couleurs de la peau aux blancs cassés de la dentelle, puis aux bleus, aux gris et aux ors du vêtement.
La poupée demeure reconnaissable, mais elle n’est plus seulement regardée comme un objet figuratif ou décoratif.
Tête de poupée montre ainsi un stade discret de transformation : le visage semble encore retenir l’image de l’objet d’origine tandis que tout ce qui l’entoure commence à porter les stigmates de son histoire.