Gros plan sur une surface ancienne portant l’inscription 1882, couverte de lichens gris, noirs et orangés, œuvre photographique de Pierre Tomy Le Boucher.
Une surface ancienne porte au centre l’inscription 1882. Lichens, dépôts, gris, noirs et touches orangées recouvrent progressivement la matière.
L’esthétique du stigmate

Vis 1882

650 € TTC

+ 50 € de frais de port supplémentaires

Informations sur l’œuvre

Caractéristiques de l’œuvre : Photographie numérique au format horizontal 80 × 58 cm. Impression grand format sur papier, laminée sur une plaque Aluminium Dibond 3 mm avec protection anti-UV et système d’accroche permettant de déporter l’œuvre du mur.

Légende : Une surface ancienne porte encore l’inscription 1882. Autour d’elle, lichens, dépôts et transformations naturelles composent une matière faite de gris, de noirs et de touches orangées.

Description : Vis 1882 appartient à la série L’esthétique du stigmate. La photographie montre une surface où la mémoire inscrite par l’homme rencontre les transformations lentes du milieu.

L’inscription 1882 demeure encore visible au centre de l’image. Elle constitue un repère temporel précis au milieu d’une matière dont l’évolution, elle, ne peut être datée aussi simplement.

Autour de cette inscription, la surface a été progressivement recouverte par des lichens et des dépôts de couleurs différentes.

Des gris très clairs côtoient des noirs profonds tandis que des formes orangées apparaissent ponctuellement comme autant de petites zones lumineuses.

Ces matières ne suivent aucune géométrie préalable. Elles progressent, se superposent et s’étendent selon les conditions du milieu.

Le stigmate prend ici une dimension presque biologique. La surface n’est pas seulement usée : elle devient le support d’autres formes de vie.

Ce processus produit une contradiction intéressante. L’inscription cherche à fixer une date, à conserver la mémoire d’un moment précis, tandis que les lichens montrent au contraire un temps continu, lent et indéterminé.

Le cadrage rapproché transforme l’ensemble en un paysage presque abstrait. Le cercle central devient une grande forme, les lichens des taches colorées et les irrégularités de la surface un réseau de textures.

La lumière accentue encore cette lecture. Elle révèle certains reliefs, efface momentanément certaines zones et fait ressortir les contrastes entre les matières.

Vis 1882 montre ainsi que le stigmate peut devenir le lieu d’une confrontation entre mémoire humaine et transformation naturelle.

La date demeure. La matière, elle, continue de changer.