Q comme Quiproquos
1 750 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 70 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
Légende : Deux grands yeux bruns, largement ouverts et orientés latéralement, émergent d’un monochrome couleur chair. Leur direction légèrement divergente introduit une impression d’incertitude et de décalage alors que le reste du visage a disparu.
Description : Q comme Quiproquos appartient à L’abécédaire de l’instant du mourir, série de vingt-six œuvres conçues en relation avec le livre du même nom.
La lettre Q introduit une variation dans l’abécédaire. Il ne s’agit plus directement du nom d’une maladie, mais d’un événement : un quiproquo, une confusion dont les conséquences deviennent mortelles.
Le récit met en scène Quirina Quarini, qualiticienne, qui souffre depuis plusieurs semaines de nausées inexpliquées. Examens sanguins, IRM et hospitalisation doivent permettre d’en comprendre l’origine.
Tout se déroule jusque-là dans la banalité du parcours médical : salles d’attente, examens, chambre d’hôpital, repas, prises de constantes, visites successives du personnel soignant. L’inquiétude existe, mais rien ne laisse encore imaginer l’origine véritable de la fin.
Le basculement survient lorsqu’une élève infirmière, Quincy, se trompe de seringue. Au lieu du médicament prévu, elle injecte à Quirina du chlorure de potassium destiné à un autre patient. La confusion administrative et médicale devient alors immédiatement une menace vitale.
L’instant du mourir surgit ici sans préparation. Le personnage ne dispose ni de plusieurs jours ni de plusieurs heures pour organiser ses souvenirs, faire ses adieux ou réfléchir longuement à sa mort. La douleur et la panique envahissent brutalement tout l’espace de la conscience.
Le tableau ne représente pourtant ni la seringue, ni l’hôpital, ni l’erreur médicale. Il conserve le principe visuel de toute la série : presque tout le visage disparaît derrière une surface monochrome couleur chair.
Les deux yeux bruns, largement ouverts, regardent de côté et ne semblent pas parfaitement orientés dans la même direction. Ce léger décalage suffit à introduire une sensation de confusion, d’hésitation, presque de recherche d’une explication.
Cette relation entre le titre et le regard reste volontairement ouverte. Il ne s’agit pas d’illustrer le quiproquo, mais de laisser quelques indices plastiques entrer en résonance avec l’histoire racontée dans le livre.
Q comme Quiproquos rappelle ainsi que l’instant du mourir n’est pas toujours l’aboutissement prévisible d’une maladie. Il peut également apparaître dans l’accident, l’erreur ou une simple confusion, transformant en quelques secondes une situation ordinaire en événement irréversible.