Architexture n° 05
1 750 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
Légende : Les voûtes gothiques de Notre-Dame de Paris convergent vers une rosace bleue tandis que l’architecture se fragmente en lignes et aplats orange, bruns et blancs.
Description : Architexture n° 05 prend pour point d’appui l’espace intérieur de la cathédrale Notre-Dame de Paris. La composition est dominée par la structure de la voûte gothique : nervures, arcs et colonnes organisent l’image autour d’un mouvement convergent qui conduit naturellement le regard vers la rosace.
La transformation graphique modifie cependant la perception de l’espace. La pierre n’est plus représentée comme une matière continue : elle se décompose en fragments orange, ocre, bruns et blancs. Les lignes architecturales deviennent presque des tracés autonomes tandis que la rosace, traitée dans un bleu intense, constitue un contrepoint chromatique particulièrement fort.
L’œuvre s’inscrit dans le principe du comma développé par Pierre Tomy Le Boucher. Comme les micro-intervalles qui peuvent exister entre deux hauteurs musicales, le passage d’une image A vers une image B produit une succession de formes intermédiaires. Certaines restent anecdotiques ; d’autres créent une configuration imprévue dans laquelle subsiste suffisamment du sujet initial pour qu’il demeure identifiable.
L’artiste sélectionne alors l’un de ces états et intervient sur les formes et les couleurs. Dans cette œuvre, l’architecture gothique se prête particulièrement à cette transformation : les nervures deviennent lignes, les voûtes deviennent surfaces, les colonnes deviennent rythmes verticaux et la rosace se détache comme un motif presque indépendant.
Le terme Architexture, contraction volontaire d’architecture et de texture, désigne précisément ce déplacement. Notre-Dame demeure présente et reconnaissable, mais sa représentation bascule progressivement de l’espace construit vers une texture graphique où la structure architecturale devient elle-même matière de l’image.