Silhouette urbaine de Toronto avec la tour CN transformée en composition graphique bleue, rouge, orangée et blanche, œuvre de la série Architexture.
La silhouette de Toronto et la tour CN se déploient entre de vastes surfaces bleues tandis que les immeubles et leurs reflets se fragmentent en verticales colorées.
Architexture

Architexture n° 38

1 750 € TTC

+ 50 € de frais de port supplémentaires

Informations sur l’œuvre

Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.

Légende : La silhouette de Toronto et la tour CN se déploient entre de vastes surfaces bleues tandis que les immeubles et leurs reflets se fragmentent en verticales colorées.

Description : Architexture n° 38 prend pour point d’appui une vue de Toronto depuis l’eau. La ville occupe une bande relativement étroite au centre de la composition, dominée par la tour CN dont la silhouette élancée constitue le principal repère permettant d’identifier immédiatement le paysage urbain.

Contrairement aux œuvres de la série consacrées à un monument unique, l’architecture est ici collective. Tours, immeubles et constructions plus basses s’accumulent pour former une ligne urbaine continue. Le traitement graphique réduit cette diversité à une succession de verticales, de fragments et de petites masses colorées.

Les rouges, les orangés, les jaunes et les blancs apparaissent au cœur de cette bande architecturale et contrastent fortement avec la domination presque générale du bleu. Certains bâtiments conservent une silhouette identifiable tandis que d’autres ne subsistent plus que sous la forme de quelques lignes verticales ou de taches colorées.

De vastes aplats bleus occupent une grande partie de la composition. Le ciel n’est plus traité comme un espace continu : plusieurs surfaces de tonalités différentes se superposent, s’interrompent et se découpent les unes dans les autres. Ces masses dépassent largement la fonction d’arrière-plan pour devenir des formes autonomes.

La partie inférieure introduit un autre élément essentiel : le reflet de la ville dans l’eau. Les constructions semblent se prolonger vers le bas en longues coulures bleues, rouges, orangées et violettes. La ligne horizontale de la ville rencontre ainsi une seconde structure presque exclusivement verticale.

La tour CN joue un rôle particulier dans cette organisation. Sa finesse et sa hauteur lui permettent de traverser la masse urbaine et de pénétrer profondément dans les aplats du ciel. Elle devient simultanément monument identifiable et simple ligne verticale parmi les nombreux éléments graphiques de l’image.

L’œuvre s’inscrit dans le principe du comma développé par Pierre Tomy Le Boucher. Par analogie avec les micro-intervalles musicaux, le passage d’une image A vers une image B produit une succession d’états intermédiaires. Certains ne constituent que des transitions, tandis que d’autres font apparaître des rencontres inattendues entre les formes et acquièrent suffisamment de cohérence pour devenir une image autonome.

L’artiste sélectionne alors l’un de ces états puis intervient sur les formes et les couleurs. Dans cette composition, le processus pousse assez loin la disparition du paysage photographique initial : quelques éléments de la ligne urbaine et surtout la tour CN suffisent pourtant encore au regard pour reconstruire mentalement Toronto.

Le terme Architexture, contraction volontaire d’architecture et de texture, prend ici une dimension presque urbaine. La ville n’est plus constituée d’édifices perçus séparément : immeubles, tour, ciel, eau et reflets fusionnent en une texture faite de verticales, d’aplats, de ruptures et de couleurs.