Architexture n° 37
1 750 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
Légende : Un temple bouddhiste aux toitures élancées se détache dans un ciel bleu et turquoise traversé de verticales colorées tandis que l’architecture et la végétation se fragmentent.
Description : Architexture n° 37 prend pour point d’appui un temple bouddhiste dont l’édifice principal occupe l’axe central de la composition. La façade, l’escalier et surtout la toiture très élancée construisent un mouvement ascendant particulièrement marqué, renforcé par les pointes et les nombreux éléments ornementaux.
Malgré la transformation graphique, l’architecture demeure facilement perceptible. Les volumes sont cependant fragmentés en surfaces blanches, orangées, brunes, bleues et turquoise. Les détails décoratifs de la façade et de la toiture sont conservés par endroits avec une grande densité, tandis que d’autres zones disparaissent presque entièrement dans la lumière.
La composition conserve une forte impression de symétrie. L’entrée sombre placée au centre constitue un point d’ancrage, tandis que l’escalier conduit directement le regard vers elle. Les constructions latérales et la végétation encadrent le temple et renforcent encore cette organisation autour d’un axe central.
Le ciel joue cependant un rôle très différent. De vastes surfaces bleues et turquoise remplacent progressivement sa représentation naturelle. Elles sont traversées de longues bandes verticales bleues, violettes et translucides qui ne correspondent plus directement à des éléments du paysage.
Ces verticales prolongent indirectement le mouvement ascendant de l’architecture, mais elles introduisent également une seconde structure beaucoup plus abstraite. La toiture, les flèches et les éléments graphiques du ciel semblent ainsi appartenir à une même dynamique verticale.
La végétation participe elle aussi au processus. Les arbres, arbustes et massifs sont réduits à des touches vertes, brunes, rouges et blanches. Ils ne constituent plus seulement l’environnement naturel du temple : leur fragmentation les rapproche du vocabulaire graphique employé pour l’architecture.
L’œuvre s’inscrit dans le principe du comma développé par Pierre Tomy Le Boucher. Par analogie avec les micro-intervalles musicaux, le passage d’une image A vers une image B produit une succession d’états intermédiaires. Certains ne constituent que des transitions, tandis que d’autres font apparaître des rencontres inattendues entre les formes et acquièrent suffisamment de cohérence pour devenir une image autonome.
L’artiste sélectionne alors l’un de ces états puis intervient sur les formes et les couleurs. Dans cette composition, la forte silhouette du temple permet de conserver la reconnaissance du sujet alors que le ciel, certaines parties de l’architecture et la végétation évoluent beaucoup plus librement vers une organisation abstraite.
Le terme Architexture, contraction volontaire d’architecture et de texture, prend ici tout son sens. Toitures, ornements, façades, végétation, ciel et verticales colorées cessent progressivement d’être des éléments indépendants pour constituer une même texture visuelle.