Aux marches
1 750 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 74 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
Légende : Un escalier extérieur bordé par l’église et un vieux mur de pierre demeure reconnaissable malgré la fragmentation du lieu en bleus, gris, verts, ocres et blancs.
Description : Comma n° 20 – Aux marches transforme un passage architectural ordinaire en un lieu chargé de présence. Les marches, le mur de pierre et la façade restent parfaitement lisibles tandis que leurs surfaces se fragmentent et se mélangent à la végétation.
Le principe Comma, fondé sur la rencontre de deux images, rejoint ici L’éloge de l’approximation. Quelques lignes de perspective, quelques marches et quelques masses colorées suffisent pour que la mémoire reconstitue un espace beaucoup plus précis que celui réellement décrit.
Histoire associée : dans le livre Comma : Éloge de l’approximation – Tome 3, « aux marches » est le lieu de rendez-vous de Martial et Jérôme. À l’abri de la chaleur de juillet, les deux garçons imaginent leur avenir avant que leur conversation ne dérive vers le catéchisme et les mystères de la religion.
Martial raconte la sacristie, le vieux curé et sa dernière leçon consacrée à l’Assomption. Jérôme transforme aussitôt la Vierge Marie en « Vierge otarie », mais derrière le malentendu et le comique apparaît une curiosité nouvelle pour tout cet univers qu’il connaît encore mal.
Les marches dépassent finalement leur simple fonction d’escalier. Elles deviennent un territoire partagé, un lieu où se déposent les conversations, les questions et les années. Plus tard, les enfants y reviendront avec leurs cyclomoteurs et leur musique.
Le récit n’illustre pas le tableau et le tableau n’illustre pas le récit. Leur rapprochement transforme cependant un lieu banal en réservoir de mémoire : l’architecture demeure la même tandis que ceux qui l’occupent grandissent, changent et accumulent des souvenirs.