Le fauteuil cathèdre
1 750 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 86 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
Légende : Un fauteuil cathèdre rouge demeure immédiatement reconnaissable malgré sa transformation en une architecture éclatée de formes rouges, orange, jaunes, bleues et blanches.
Description : Comma n° 23 – Le fauteuil cathèdre prend pour sujet un objet relativement simple : un siège placé dans le chœur d’une église. Sa couleur rouge et son volume général suffisent pourtant à maintenir sa présence au milieu d’une fragmentation particulièrement vive.
Le principe Comma, fondé sur la rencontre de deux images, rejoint ici L’éloge de l’approximation. Dossier, assise et accotoirs ne sont plus réellement dessinés dans leur continuité ; quelques masses colorées permettent néanmoins à la mémoire de reconstruire immédiatement le fauteuil.
Les rouges et les oranges concentrent le regard sur l’objet tandis que bleus, gris et blancs éclatent l’espace qui l’entoure. Le fauteuil perd une partie de sa fonction documentaire pour devenir presque une petite architecture autonome.
Histoire associée : dans le livre Comma : Éloge de l’approximation – Tome 3, Jérôme découvre ce fauteuil dans le chœur et demande à Martial à quoi il sert. Cette simple question entraîne une longue explication sur l’organisation d’une messe.
Martial évoque l’ambon, les lectures, les psaumes, l’homélie, la communion puis la transsubstantiation. Jérôme comprend plus ou moins, s’étonne beaucoup et transforme la cérémonie religieuse en terrain de questions parfois très concrètes.
Le fauteuil devient ensuite véritable accessoire de théâtre. Martial s’y installe pour imiter le vieux père Dumatier, fait semblant de s’endormir, de se réveiller difficilement puis de chanceler jusqu’à l’ambon sous les rires de Jérôme.
Le récit n’illustre pas le tableau et le tableau n’illustre pas le récit. Leur rapprochement montre cependant comment un objet banal peut changer entièrement de statut : siège liturgique dans l’église, il devient dans le souvenir des enfants le point de départ d’une leçon, d’une imitation et d’un éclat de rire.