Dilution optique – Cinéma

François Berléand

1 750 € TTC

+ 50 € de frais de port supplémentaires

Informations sur l’œuvre

Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.

Légende : Le visage de François Berléand se construit dans une gamme très lumineuse, encadrée par des masses plus sombres au niveau de la tête, du regard et du vêtement. Malgré la présence immédiatement visible de la trame, quelques rapports de valeurs suffisent à maintenir avec force la présence du portrait.

Description : Cette œuvre appartient à la série Dilution optique – Cinéma. À distance, les milliers de points colorés se combinent optiquement pour faire apparaître les volumes et les traits du visage. À proximité, la représentation se fragmente et laisse progressivement place à la structure graphique qui la constitue.

Le fragment sélectionné se situe dans la région du regard. Son agrandissement transforme cette petite zone figurative en une composition de cercles cyan, magenta, jaunes et noirs. Les points changent de dimension, se rapprochent, se superposent ou s’espacent selon la valeur qu’ils doivent produire dans le portrait.

Les zones les plus sombres sont obtenues par une concentration plus importante des points et par leurs recouvrements. Dans les zones plus claires, leurs dimensions diminuent et le blanc du support prend davantage de place. Entre ces deux situations, une succession de variations construit les nuances nécessaires à la restitution du visage.

Les trois vues permettent d’observer directement cette transformation. La première montre le portrait complet, la seconde localise précisément le fragment choisi dans une image volontairement blanchie et la troisième agrandit cette zone jusqu’à rendre presque impossible son identification comme partie d’un visage.

François Berléand : acteur français dont le visage possède une identité particulièrement marquée. Le regard, les sourcils, la structure du nez et les lignes générales du visage constituent des repères suffisamment puissants pour permettre la reconnaissance malgré la fragmentation de l’image.

Cette persistance de l’identité montre que la perception n’a pas besoin de disposer d’une reproduction exhaustive du réel. Quelques rapports essentiels de valeurs, de proportions et de directions suffisent à faire émerger une présence à partir d’un ensemble d’informations discontinues.

De près, François Berléand disparaît dans une multitude de points colorés qui semblent exister indépendamment les uns des autres. En reculant, ces mêmes points perdent leur autonomie et fusionnent dans la perception. Le portrait naît donc précisément au moment où le détail cesse d’être parfaitement lisible : une manifestation directe de L’Éloge de l’approximation.