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Gérard Lanvin
1 750 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
Légende : Le visage de Gérard Lanvin se construit dans une opposition marquée entre les zones lumineuses du front, des joues et du nez et les masses sombres de la chevelure, du regard et du vêtement. La trame colorée reste très présente à proximité mais se fond progressivement avec la distance pour restituer les volumes et l’expression du visage.
Description : Cette œuvre appartient à la série Dilution optique – Cinéma. À distance, les milliers de points colorés se combinent optiquement et reconstruisent les valeurs, les volumes et les traits du visage. À proximité, le phénomène s’inverse : la représentation se fragmente et la trame devient progressivement une organisation plastique autonome.
Le fragment sélectionné se situe dans la région du regard. Une fois isolée puis agrandie, cette petite zone perd presque entièrement sa fonction figurative. Les cercles cyan, magenta, jaunes et noirs apparaissent comme des formes indépendantes dont les dimensions, les espacements et les superpositions produisent les différentes valeurs nécessaires à la construction du portrait.
Les zones sombres sont obtenues par une augmentation de la taille des points et par des recouvrements plus importants. Les parties lumineuses laissent au contraire davantage apparaître le blanc du support. Entre ces deux situations, les chevauchements chromatiques produisent une multitude de nuances intermédiaires.
Les trois vues permettent d’observer directement ce déplacement perceptif. La première présente le portrait complet, la seconde localise le fragment retenu dans une image volontairement blanchie et la troisième agrandit cette zone jusqu’à faire presque totalement disparaître la référence au visage.
Gérard Lanvin : acteur français dont le visage possède une présence fortement identifiable. Le regard, la structure du front, la ligne des sourcils et les rapports entre les masses claires et sombres constituent des repères suffisamment puissants pour maintenir la reconnaissance malgré la fragmentation produite par la trame.
Cette persistance montre que l’identité d’un visage ne dépend pas de la conservation exhaustive de ses détails. Quelques relations entre les proportions, les directions et les valeurs suffisent pour que la perception complète ce qui n’est plus précisément visible et reconstruise un ensemble cohérent.
De près, Gérard Lanvin disparaît derrière les points colorés qui constituent matériellement l’image. En reculant, ces éléments perdent progressivement leur autonomie et fusionnent dans une représentation globale. Le visage réapparaît précisément lorsque le détail devient moins lisible : une manifestation directe de L’Éloge de l’approximation.