Cliquer sur les vignettes pour explorer l’œuvre, la zone repérée et le détail de la trame.
Juliette Binoche
1 750 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
Le portrait de Juliette Binoche est construit à partir d’une trame de points cyan, magenta, jaunes et noirs. La composition repose sur une opposition très nette entre la masse sombre de la chevelure et la luminosité du visage. Le front, les joues et le centre du visage laissent davantage apparaître le blanc du support, tandis que le regard, les cheveux et certaines zones périphériques sont produits par une densité plus importante de points et par leurs superpositions.
À proximité, la représentation perd progressivement son évidence. Le regard commence par se fragmenter, les contours deviennent moins importants et l’attention se déplace vers la matérialité graphique de l’image. Les points cessent alors d’être seulement les constituants invisibles d’un portrait : ils deviennent des formes autonomes dont les dimensions, les espacements et les recouvrements organisent toute la surface.
La seconde vue permet de repérer précisément la zone retenue pour cette observation. Située au niveau de l’œil, elle possède encore une fonction parfaitement identifiable lorsqu’elle reste intégrée au visage. Son agrandissement provoque pourtant un basculement. Dans la troisième vue, l’œil disparaît presque totalement et laisse place à un ensemble de cercles colorés, de chevauchements et de masses noires dont l’origine figurative devient difficile à retrouver.
En reprenant de la distance, le phénomène s’inverse. Les points ne sont plus analysés individuellement : leurs couleurs et leurs densités se combinent dans la perception. Les ombres se reforment, le regard retrouve sa place, les volumes réapparaissent et le visage redevient identifiable. Ce qui était devenu une construction presque abstraite retrouve ainsi sa fonction de portrait.
Cette transformation constitue le principe même de la série Dilution optique – Cinéma. La reconnaissance ne dépend pas de la lecture précise de chaque élément, mais de leur fusion dans une perception globale. L’image devient pleinement lisible lorsque certains détails cessent justement de l’être. Cette contradiction apparente rejoint directement L’Éloge de l’approximation : c’est en abandonnant une partie de l’information que le regard parvient à reconstruire l’ensemble.