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Lino Ventura
1 750 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre :
Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
Légende :
Le portrait de Lino Ventura se construit par dilution optique à partir d’une trame colorée dense dont les éléments se fondent progressivement lorsque la distance augmente. Le détail agrandi révèle un champ presque abstrait de points, d’intersections et de superpositions colorées, tandis que l’image d’ensemble restitue immédiatement la présence puissante du visage.
Description :
Cette œuvre appartient à la série Dilution optique – Cinéma, dans laquelle la trame devient à la fois procédé de fabrication et espace de réflexion plastique. Ici, le portrait ne repose pas sur un modelé continu ni sur une ligne fermée, mais sur une multitude d’unités colorées dont la répartition, la densité et la superposition produisent l’apparition du visage. À courte distance, l’œil perçoit surtout la matière visuelle elle-même : les points, les écarts entre eux, les chevauchements de cyan, de magenta, de jaune et de noir, ainsi que les masses plus compactes qui en résultent. L’image semble alors osciller entre construction méthodique et désordre apparent. Mais dès que le regard se recule, cette fragmentation se résout. Les éléments cessent d’être lus isolément et fusionnent en une image stable, où les volumes du front, du regard, du nez et de la mâchoire retrouvent leur cohérence. L’œuvre met ainsi en évidence le rôle actif du spectateur : voir, ici, consiste moins à recevoir une image qu’à la reconstituer. Le portrait de Lino Ventura donne à éprouver cette bascule entre abstraction et figuration, entre analyse du fragment et reconnaissance immédiate du tout. Il s’inscrit pleinement dans la logique de L’Éloge de l’approximation, où la justesse perceptive naît paradoxalement d’une information incomplète, fragmentée et recomposée par l’œil.