Dilution optique – Cinéma

Marina Foïs

1 750 € TTC

+ 50 € de frais de port supplémentaires

Informations sur l’œuvre

Caractéristiques de l’œuvre :
Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.

Légende :
Le portrait de Marina Foïs se construit par dilution optique à partir d’une trame colorée dont les éléments deviennent progressivement indissociables lorsque la distance augmente. Les zones lumineuses du front, des joues et du centre du visage s’opposent aux densités plus fortes de la chevelure, du regard et du vêtement. Le détail agrandi révèle une organisation presque abstraite de points, de couleurs et d’intersections, tandis que l’image globale restitue immédiatement la présence et l’expression du visage.

Description :
Cette œuvre appartient à la série Dilution optique – Cinéma, dans laquelle la trame devient un espace de réflexion autant qu’un procédé plastique. Le portrait de Marina Foïs est constitué d’une multitude de points cyan, magenta, jaunes et noirs dont les dimensions, les espacements et les superpositions déterminent les différentes valeurs de l’image. Les parties lumineuses apparaissent lorsque les points diminuent et laissent davantage respirer le blanc du support, tandis que les régions sombres résultent de leur concentration et de leurs recouvrements. Le visage ne repose donc pas sur un contour continu : il naît d’une succession de densités que la perception rassemble et interprète. À courte distance, cette cohérence figurative devient instable. Le spectateur distingue de plus en plus les constituants de l’image et l’attention se déplace du portrait vers la structure même de la trame. La zone sélectionnée au niveau du regard permet d’observer précisément ce changement. Dans la vue blanchie, le fragment conserve encore son emplacement et sa fonction dans le visage ; une fois agrandi, il se transforme en une organisation autonome de cercles colorés, de chevauchements et de masses noires. L’œil n’est presque plus reconnaissable, alors même que tous les éléments nécessaires à sa représentation sont encore présents. Lorsque la distance augmente, le processus s’inverse : les points cessent d’être analysés séparément, les valeurs fusionnent et le visage retrouve son unité. Le regard reconstruit ainsi une forme cohérente à partir d’informations fragmentaires. L’œuvre rejoint directement L’Éloge de l’approximation : la perception devient pleinement efficace au moment où elle renonce à distinguer précisément chacun des éléments qui composent l’image.