Dilution optique – Cinéma

Michèle Morgan

1 750 € TTC

+ 50 € de frais de port supplémentaires

Informations sur l’œuvre

Caractéristiques de l’œuvre :
Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.

Légende :
Le portrait de Michèle Morgan se construit par dilution optique à partir d’une trame colorée dont les éléments deviennent progressivement indissociables lorsque la distance augmente. La main placée contre le visage accompagne la courbe de la joue et participe à l’équilibre de la composition. Le détail agrandi révèle une organisation presque abstraite de points, de couleurs et d’intersections, tandis que l’image globale restitue immédiatement le regard et la présence du visage.

Description :
Cette œuvre appartient à la série Dilution optique – Cinéma, dans laquelle la trame devient un espace de réflexion autant qu’un procédé plastique. Le portrait de Michèle Morgan se construit à partir d’une multitude de points cyan, magenta, jaunes et noirs dont les dimensions, les espacements et les superpositions déterminent toutes les valeurs de l’image. La lumière du visage apparaît par un allègement de cette structure tandis que les parties sombres de la chevelure, du regard, de la main et du vêtement résultent d’une densification progressive des points. Aucun trait continu ne dessine réellement le visage : sa présence naît d’une succession de différences de densité que la perception transforme spontanément en volumes et en contours. La position de la main contre la joue ajoute à cette organisation une forme oblique qui accompagne le visage et renforce la construction générale du portrait. À courte distance, pourtant, cette cohérence figurative commence à se dissoudre. Les points deviennent perceptibles comme des éléments autonomes, leurs couleurs se séparent et les chevauchements produisent de nouvelles formes. La zone sélectionnée au niveau du regard permet d’observer précisément ce basculement. Dans l’image blanchie, elle demeure parfaitement située dans le portrait ; lorsqu’elle est agrandie, elle ne ressemble presque plus à un œil. Le fragment devient alors une composition de cercles colorés, de superpositions et de masses noires dont l’origine figurative paraît secondaire. Lorsque le spectateur s’éloigne, le phénomène s’inverse : les points cessent d’être distingués individuellement, leurs valeurs fusionnent et les formes se reconstruisent. Le regard, la main, la ligne du visage et la chevelure retrouvent leur fonction dans une image unifiée. L’œuvre met ainsi en évidence la capacité de la perception à produire une totalité à partir d’informations fragmentaires. Elle rejoint directement L’Éloge de l’approximation : ce n’est pas l’accumulation du détail qui rend l’image plus juste, mais la faculté du regard à abandonner une partie de cette précision pour recomposer l’ensemble.