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Nathalie Baye
1 750 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre :
Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
Légende :
Le portrait de Nathalie Baye se construit par dilution optique à partir d’une trame colorée dont les éléments deviennent progressivement indissociables lorsque la distance augmente. Le détail agrandi révèle une organisation presque abstraite de points, de couleurs et de superpositions, alors que l’image globale restitue immédiatement la présence du visage et la douceur de son expression.
Description :
Cette œuvre appartient à la série Dilution optique – Cinéma, dans laquelle la trame devient un espace de réflexion autant qu’un procédé plastique. Le portrait de Nathalie Baye est construit à partir d’une multitude de points cyan, magenta, jaunes et noirs dont les variations de densité, de taille et de recouvrement déterminent l’ensemble de la représentation. À première approche, le visage semble parfaitement lisible, comme saisi dans une présence calme et directe. Pourtant, dès que l’on s’en rapproche, cette évidence visuelle se défait. L’image se fragmente en une constellation de cercles colorés, de chevauchements translucides et de noyaux sombres qui suspendent momentanément la reconnaissance. Les traits du visage, les zones lumineuses du front, des joues et du cou, les masses plus denses de la chevelure ou du vêtement ne sont plus portés par un dessin continu, mais par une organisation de particules visuelles que le regard doit lui-même réunir. Le fragment agrandi met en évidence cette réalité matérielle de l’image. Prélevé dans la surface du portrait, il apparaît d’abord comme une composition presque abstraite, faite d’intersections, de tensions chromatiques et d’équilibres de valeurs. Rien n’y semble décrire explicitement un visage, et pourtant tout y participe. En reprenant de la distance, les points cessent d’être perçus séparément, les contrastes s’assemblent, les couleurs se neutralisent ou se renforcent mutuellement, et le portrait retrouve son unité. La présence de Nathalie Baye s’impose alors de nouveau avec une grande simplicité. L’œuvre montre ainsi que voir ne consiste pas seulement à additionner des détails, mais à produire une synthèse active à partir d’éléments discontinus. Elle rejoint directement L’Éloge de l’approximation, dans la mesure où l’image n’y naît pas d’une précision descriptive absolue, mais d’une reconstruction perceptive où l’approximation devient une condition de justesse.