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Omar Sy
1 750 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre :
Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
Légende :
Le portrait d’Omar Sy se construit par dilution optique à partir d’une trame colorée dont les variations de densité font apparaître progressivement les volumes et les contrastes du visage. Le détail agrandi transforme la région du regard en une organisation presque abstraite de points, de superpositions et de masses sombres, tandis que la distance restitue l’unité et la présence du portrait.
Description :
Cette œuvre appartient à la série Dilution optique – Cinéma, dans laquelle la trame devient un espace de réflexion autant qu’un procédé plastique. Le portrait d’Omar Sy est construit à partir d’une multitude de points cyan, magenta, jaunes et noirs dont la taille, l’espacement et les superpositions déterminent les différentes valeurs de l’image. Ici, les contrastes sont particulièrement marqués. Les zones sombres du visage, du crâne et du vêtement résultent d’une forte concentration des points et de leurs recouvrements, tandis que les parties lumineuses du front, des joues et du col apparaissent par un allègement de la trame. La représentation ne repose donc pas sur un dessin continu : elle naît d’une succession de densités que le regard transforme spontanément en formes, en volumes et en expression. À proximité, cette cohérence se défait progressivement. Les points deviennent visibles comme des éléments autonomes, leurs couleurs se distinguent et leurs intersections produisent des formes nouvelles. La zone sélectionnée au niveau du regard permet d’observer précisément ce basculement. Dans l’image blanchie, elle reste immédiatement située à l’intérieur du visage ; lorsqu’elle est agrandie, elle devient une composition presque abstraite de cercles colorés, de chevauchements et de masses noires. Le fragment semble alors ne plus avoir de rapport évident avec le portrait dont il provient. Pourtant, aucune information n’a été supprimée : seule l’échelle de perception a changé. Lorsque le spectateur reprend de la distance, les points cessent d’être distingués individuellement, les valeurs se fondent et le visage retrouve son unité. L’œuvre met ainsi en évidence la capacité du regard à construire une totalité à partir d’informations fragmentaires et rejoint directement L’Éloge de l’approximation : la perte du détail n’est pas une diminution de l’image, mais l’une des conditions permettant sa reconstruction perceptive.