Détail d’une ancienne façade très altérée composée de bois, métal, peinture écaillée, câbles et moulures, œuvre photographique de Pierre Tomy Le Boucher.
Une ancienne façade rassemble une enseigne, des moulures, des panneaux de bois, des câbles, du métal et des enduits profondément marqués par l’usure, les réparations et le passage du temps.
L’esthétique du stigmate

Chez Jean-Luc

650 € TTC

+ 50 € de frais de port supplémentaires

Informations sur l’œuvre

Caractéristiques de l’œuvre : Photographie numérique au format horizontal 80 × 58 cm. Impression grand format sur papier, laminée sur une plaque Aluminium Dibond 3 mm avec protection anti-UV et système d’accroche permettant de déporter l’œuvre du mur.

Légende : Une ancienne façade associe bois, métal, enduit, peinture, câbles, moulures et fragments d’enseigne. Les matières présentent des états d’usure différents et composent une accumulation de traces laissées par le temps.

Description : Chez Jean-Luc appartient à la série L’esthétique du stigmate. Contrairement aux photographies consacrées à un objet isolé, l’image rassemble ici une multitude de matériaux et de transformations.

La façade semble constituée par strates. Bois, enduits, métal, peinture, câbles électriques et éléments décoratifs se superposent et témoignent de périodes différentes.

Certaines surfaces sont fendillées, d’autres écaillées ou ternies. Les moulures ont perdu la netteté qu’elles possédaient probablement à l’origine. Le bois s’est assombri et les peintures se sont modifiées sous l’action du temps.

L’ancienne enseigne introduit encore quelques lettres, mais celles-ci ne livrent plus nécessairement un message immédiatement lisible. Elles deviennent presque des formes graphiques, des traces d’une fonction commerciale ancienne.

La façade n’a manifestement pas vieilli d’un seul mouvement. Certaines parties ont été réparées, ajoutées, recouvertes ou remplacées. Chaque intervention a laissé sa propre marque.

Le stigmate prend alors une dimension cumulative. Il ne résulte plus d’un accident unique mais d’une succession d’événements, d’usages, de réparations, d’abandons partiels et d’altérations.

Le cadrage resserré efface presque la fonction architecturale du bâtiment. La façade devient une juxtaposition de rectangles, de lignes, de reliefs et de couleurs.

Le brun de l’enseigne, les ocres des enduits, les gris du bois et du métal, les zones presque noires et quelques restes orangés composent une palette qui n’a probablement jamais été pensée comme telle.

C’est précisément cette absence d’intention esthétique initiale qui donne à l’image son intérêt. Les transformations successives ont produit une organisation plastique indépendante de la fonction première de la façade.

Chez Jean-Luc montre ainsi le temps comme une accumulation. Chaque matière conserve sa propre mémoire et chaque stigmate ajoute une nouvelle couche à l’histoire visible du lieu.