Tige filetée et écrou rouillés
650 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Photographie numérique au format vertical 58 × 80 cm. Impression grand format sur papier, laminée sur une plaque Aluminium Dibond 3 mm avec protection anti-UV et système d’accroche permettant de déporter l’œuvre du mur.
Légende : Une tige filetée et son écrou sont entièrement recouverts par la corrosion. Le métal manufacturé disparaît progressivement sous une matière granuleuse composée de rouges, d’orangés, de bruns et de zones plus sombres.
Description : Tige filetée et écrou rouillés appartient à la série L’esthétique du stigmate. Le cadrage extrêmement rapproché transforme une pièce mécanique ordinaire en un ensemble presque monumental.
L’écrou conserve encore sa forme hexagonale. La tige filetée reste elle aussi parfaitement reconnaissable, et les premières spires du filetage demeurent visibles.
Pourtant, la précision de la fabrication est désormais recouverte par une surface profondément irrégulière. La corrosion a envahi les arêtes, les faces planes, les creux et les reliefs.
La rouille ne se présente plus comme une simple coloration superficielle. Elle donne au métal un nouveau grain, presque minéral, fait de petites aspérités et de différences de densité.
Les rouges et les orangés dominent, mais ils sont traversés de bruns, de noirs et de zones plus claires lorsque la lumière frappe les reliefs.
Cette lumière accentue la transformation. Chaque irrégularité accroche différemment l’éclairage et rend visible une surface qui aurait été beaucoup plus uniforme lorsque la pièce était neuve.
Le stigmate est ici presque total. Il ne s’ajoute plus à l’objet comme une marque isolée : il constitue désormais l’apparence même de la pièce.
Le grossissement photographique contribue à déplacer définitivement le regard. L’écrou n’est plus seulement perçu comme un élément de fixation. Sa géométrie, ses volumes et sa matière deviennent le véritable sujet de l’image.
La précision mécanique subsiste donc sous une seconde peau qui n’a été conçue par personne. Le temps impose son propre dessin à la régularité industrielle.
Tige filetée et écrou rouillés exprime ainsi de manière presque élémentaire le principe de L’esthétique du stigmate : une forme conçue par l’homme demeure, tandis que sa surface lui échappe progressivement.