Annonciation par smartphone à deux vierges, réinterprétation artistique du thème de l’Annonciation par Pierre Tomy Le Boucher.
Le smartphone et la présence annoncée de deux vierges déplacent le thème de l’Annonciation dans une fiction contemporaine volontairement décalée.
GPA / PMA

Annonciation par smartphone à deux vierges

Informations sur l’œuvre

Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.

Légende : Le smartphone et la présence annoncée de deux vierges déplacent le thème de l’Annonciation dans une fiction contemporaine volontairement décalée.

Description : Annonciation par smartphone à deux vierges prend appui sur un thème dont le seul nom fait surgir un ensemble d’images dans la mémoire. Avant même d’observer l’œuvre, le spectateur dispose déjà d’un récit, de personnages et d’une situation attendue. Le titre introduit pourtant deux déplacements : l’annonce emprunte un outil de communication quotidien et s’adresse à deux vierges. Ces quelques mots suffisent à faire glisser la scène familière vers une hypothèse improbable.

Le smartphone constitue le ressort de cet anachronisme. Objet ordinaire, utilisé pour recevoir des nouvelles, lire des messages et organiser son existence, il devient ici le support imaginaire d’une annonce extraordinaire. Ce changement de moyen transforme aussi la manière d’envisager l’événement : le merveilleux rencontre les habitudes de la communication instantanée. L’écart entre les deux registres produit le décalage humoristique.

La présence de deux vierges, affirmée par le titre, prolonge cette perturbation. La mémoire cherche à retrouver une scène connue tandis que la proposition artistique en modifie les données. Le spectateur reconnaît suffisamment la référence pour mesurer ce qui lui échappe. C’est dans cet intervalle entre reconnaissance et invraisemblance que le détournement prend sa place.

Le rapprochement avec les questions contemporaines de GPA et de PMA appartient à ce jeu d’associations. Il repose sur un télescopage volontaire des époques et des vocabulaires. L’œuvre ne propose aucune équivalence théologique : elle met en scène une imagination qui pousse son raisonnement jusqu’à l’absurde et laisse apparaître, dans cet excès même, le caractère fictif de sa proposition.

Le second degré permet ainsi de faire cohabiter l’attachement à une tradition et la liberté de jouer avec ses représentations. L’humour porte sur l’incongruité du scénario, sur notre tendance à traduire toute chose dans les usages du présent, jusque dans ce qui semble le plus éloigné de la vie quotidienne. Le smartphone devient le petit détail par lequel une histoire familière bascule dans un délire artistique conscient de son absurdité.