Parabole de la brebis perdue
Dans l’Évangile selon Luc, Jésus évoque un homme qui possède cent brebis et qui, après en avoir perdu une, laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres pour partir à la recherche de celle qui s’est égarée. Lorsqu’il la retrouve, il la charge tout joyeux sur ses épaules et invite ensuite ses proches à se réjouir avec lui.
Cette parabole fait partie d’une série de trois paraboles sur la recherche et la célébration des perdus, qui incluent également la « parabole de la Drachme perdue » et celle du « Fils prodigue ».
L’image choisit de représenter le moment du retour plutôt que celui de l’absence. Le berger occupe le centre de la composition et concentre sur lui l’ensemble des lignes de force. Son corps forme un axe vertical stable au milieu du troupeau, tandis que la brebis retrouvée, visible sur ses épaules, introduit immédiatement la signification du récit : l’être perdu a été retrouvé et reconduit dans la communauté.
D’un point de vue sémiologique, plusieurs signes organisent la lecture. Le bâton identifie la figure du berger et renvoie à la conduite, à la protection et à l’autorité. Le troupeau, disposé autour de lui, manifeste le collectif, tandis que la brebis portée sur les épaules se distingue du reste des animaux : elle n’est plus seulement un élément du troupeau, elle devient le signe central de la recherche accomplie. La posture du berger, à la fois ferme et calme, indique moins l’effort physique que la résolution et la responsabilité.
Sur le plan iconologique, l’image renvoie à l’une des représentations les plus fortes du christianisme : celle du pasteur qui ne renonce pas à celui qui s’est perdu. Le berger peut être compris comme la figure du Christ ou de Dieu allant chercher l’individu égaré. La brebis ne vaut pas seulement comme animal retrouvé ; elle symbolise la personne qui s’est éloignée, a été oubliée ou s’est mise en danger, mais dont la valeur demeure entière. Le port de la brebis sur les épaules traduit alors visuellement l’idée de salut, de prise en charge et de retour.
La présence du troupeau autour du personnage principal permet également de comprendre que la parabole ne valorise pas la perte en elle-même, mais la joie du retour. Comme dans la parabole de la drachme perdue et dans celle du fils prodigue, ce qui était perdu devient motif de recherche, puis de retrouvaille et enfin de célébration.
1 750 € TTC
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Caractéristiques de l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1).
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