Bertrand Delanoë
Le visage émerge d’un réseau dense de formes polygonales qui alternent les tonalités de chair, les bruns et de larges zones blanches. Les traits essentiels demeurent suffisamment présents pour que l’identité apparaisse malgré la fragmentation.
Les formes périphériques vertes, grises et bleutées prolongent le portrait dans l’espace. Une longue ligne rouge traverse le visage en diagonale et crée une tension graphique qui contraste avec l’organisation plus diffuse des autres éléments.
Prix : 1 750 € TTC
Participation aux frais de port : 50 €
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
Légende
Portrait numérique de Bertrand Delanoë construit à partir de formes polygonales et d’aplats colorés. Le visage aux tonalités brunes et beiges se détache d’un ensemble de formes vertes, grises et bleutées, traversées par une longue ligne rouge.
Description
Le portrait est construit par fragmentation. Les formes décrivant le front, les yeux, le nez, la bouche et le contour du visage ne cherchent pas à restituer un modelé continu. Elles constituent plutôt une suite d’indices visuels que le regard rassemble pour reconstituer la figure.
Les zones blanches occupent une place importante dans cette reconstruction. Elles interrompent volontairement les volumes et font disparaître certaines parties du visage. Malgré ces absences, la reconnaissance demeure possible.
Autour de la tête, les formes colorées deviennent progressivement indépendantes de la représentation. Les verts, les gris, les bleus et les bruns construisent un espace abstrait qui prolonge certaines directions du visage sans chercher à représenter un décor réel.
Une longue ligne rouge traverse la composition depuis la partie supérieure gauche jusqu’à la partie inférieure droite. Elle coupe le portrait, relie plusieurs zones de l’image et devient un élément immédiatement identifiable dans l’organisation générale de l’œuvre.
Cette réduction de l’information rejoint le principe de L’Éloge de l’approximation. Le regardeur ne reçoit pas une description exhaustive du personnage. Il dispose d’un ensemble de signes qui sollicitent une représentation déjà conservée dans sa mémoire.
L’outil numérique permet de maîtriser précisément chaque contour, chaque aplat et chaque rapport de couleur. Cette précision technique ne cherche pourtant pas le réalisme : elle organise au contraire une image volontairement lacunaire dans laquelle la mémoire complète ce que la représentation abandonne.