Composition abstraite issue du regard d’Aleksandr, constituée de grandes formes géométriques violettes, noires, vertes, jaunes, rouges, bleues et blanches.
Le regard d’Aleksandr, retourné puis recolorisé, se transforme en une composition presque abstraite où de grandes masses violettes, noires, vertes, jaunes et rouges s’affrontent.
Des trous et des formes fortes

Aleksandr

1 750 € TTC

+ 50 € de frais de port supplémentaires

Informations sur l’œuvre

Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.

Légende : Le regard d’Aleksandr, retourné puis recolorisé, se transforme en une composition presque abstraite où de grandes masses violettes, noires, vertes, jaunes et rouges s’affrontent.

Description : Aleksandr appartient à la série Des trous et des formes fortes. Cette composition prend pour point de départ un détail du portrait d’ Aleksandr, compagnon de Danaé.

L’œil est prélevé puis retourné. Dans cette œuvre, l’opération perturbe très fortement la reconnaissance du motif initial. Il devient difficile de retrouver spontanément une paupière, un iris ou les contours habituels du regard.

Le détail anatomique laisse alors la place à une organisation de surfaces.

La recolorisation accentue encore cette transformation.

Les tonalités du portrait d’origine ne servent plus de référence. Les couleurs sont choisies pour leurs relations entre elles et pour leur capacité à construire, équilibrer ou mettre en tension l’image.

Une vaste forme violette traverse toute la partie inférieure de la composition. Elle possède une présence particulièrement forte et fonctionne presque comme un socle oblique sur lequel viennent s’appuyer ou se heurter les autres éléments.

Le noir organise le centre de l’image. Plusieurs surfaces sombres forment une structure discontinue qui traverse la composition et s’oppose aux zones blanches beaucoup plus ouvertes.

Le jaune intervient par fragments très lumineux. Certaines formes sont fines et aiguës, d’autres plus larges. Elles fonctionnent comme des éclats qui interrompent brutalement les masses voisines.

Le vert occupe principalement les angles supérieur droit et inférieur gauche. Ces deux zones créent une forme de rappel chromatique à distance et participent à l’équilibre général.

Le rouge est lui aussi réparti dans plusieurs régions de l’image. Il relie visuellement des formes éloignées et donne une énergie supplémentaire aux diagonales.

Quelques bleus très lumineux apparaissent par endroits. Leur faible surface leur permet paradoxalement d’être particulièrement présents face aux grandes masses violettes, noires ou vertes.

Le blanc conserve enfin un rôle fondamental. Il sépare certaines surfaces, crée des ouvertures et empêche la densité des couleurs de refermer entièrement la composition.

Ici, la recolorisation montre clairement qu’elle n’est pas une opération destinée à rendre l’image simplement plus vive.

Elle participe directement à sa construction.

La couleur permet de faire apparaître certaines formes, d’en faire disparaître d’autres et de modifier la manière dont les fragments se regroupent mentalement.

L’image issue du regard d’Aleksandr cesse ainsi presque complètement de se comporter comme un détail de visage.

Elle devient un espace autonome de tensions, de directions et de masses colorées.

La connaissance de son origine apporte alors une seconde lecture : derrière cette abstraction apparente se cache toujours un œil.

Mais il faut désormais le chercher.