Composition géométrique issue du regard de Georges, constituée de grandes surfaces jaunes, vertes, noires, rouges, bleues, violettes et blanches.
Le regard de Georges, retourné puis recolorisé, devient une composition dominée par le jaune, le vert, le noir, le rouge, le bleu et le violet.
Des trous et des formes fortes

Georges

1 750 € TTC

+ 50 € de frais de port supplémentaires

Informations sur l’œuvre

Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.

Légende : Le regard de Georges, retourné puis recolorisé, devient une composition dominée par le jaune, le vert, le noir, le rouge, le bleu et le violet.

Description : Georges appartient à la série Des trous et des formes fortes. Cette composition prend pour point de départ un détail du portrait de Georges, maîtresse d’Artémis.

L’œil est prélevé puis retourné afin d’en perturber la reconnaissance immédiate. Ici, une grande structure noire demeure au centre de la composition et conserve encore suffisamment d’indices pour que le regard d’origine puisse être pressenti.

Mais cette structure est immédiatement prise dans des masses colorées beaucoup plus vastes.

La recolorisation devient alors une opération déterminante.

Les couleurs du portrait initial ne sont pas conservées. Elles sont remplacées par une palette construite selon l’expérience de l’image, l’équilibre entre les surfaces, les contrastes, les directions et la puissance plastique recherchée.

Le jaune occupe une place considérable. Il constitue à la fois le fond de larges zones et plusieurs grandes formes qui traversent la composition.

Sa luminosité donne immédiatement beaucoup de poids aux surfaces qui l’entourent.

Le vert forme une large bande dans la partie supérieure et revient dans la partie inférieure droite. Ces deux masses éloignées créent une continuité chromatique à travers l’image.

Le noir constitue le noyau le plus dense. Il dessine une grande forme presque horizontale, traversée par quelques zones blanches et prolongée vers la droite.

C’est principalement dans cette masse que subsiste la mémoire du regard initial.

Le rouge occupe une place importante sur la droite et dans plusieurs zones inférieures. Il s’oppose fortement au vert et au jaune et crée une tension chromatique immédiate.

Le bleu intervient sous plusieurs valeurs. Un bleu profond apparaît dans la partie supérieure et dans quelques fragments centraux, tandis qu’un bleu cyan plus lumineux occupe plusieurs formes dans la partie inférieure.

Le violet demeure plus périphérique mais ferme plusieurs régions de l’image et renforce l’opposition avec les jaunes et les verts.

Le blanc joue enfin un rôle essentiel.

Il sépare les masses, traverse certaines structures et crée des ouvertures qui empêchent l’ensemble de devenir trop compact.

La recolorisation modifie ainsi entièrement la manière dont les fragments du regard sont hiérarchisés.

Une grande masse verte ou jaune peut devenir plus importante que le détail anatomique dont elle provient.

Une forme noire peut réunir des informations initialement distinctes.

Une opposition de couleurs peut au contraire fragmenter ce qui appartenait auparavant à une même continuité.

L’œil de Georges demeure donc la matrice.

Le retournement en trouble la lecture.

La recolorisation réorganise les rapports entre les formes.

Et l’image obtenue finit par exister indépendamment du fragment qui lui a donné naissance.