Composition géométrique issue du regard de John, structurée autour d’un noyau noir et jaune entouré de formes bleues, rouges, violettes, vertes et blanches.
Le regard de John, retourné puis recolorisé, demeure perceptible au centre d’une composition très dynamique de jaune, noir, bleu, rouge, violet, vert et blanc.
Des trous et des formes fortes

John

1 750 € TTC

+ 50 € de frais de port supplémentaires

Informations sur l’œuvre

Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.

Légende : Le regard de John, retourné puis recolorisé, demeure perceptible au centre d’une composition très dynamique de jaune, noir, bleu, rouge, violet, vert et blanc.

Description : John appartient à la série Des trous et des formes fortes. Cette composition prend pour point de départ un détail du portrait de John, compagnon de Clymène.

L’œil est prélevé puis retourné afin d’en perturber la reconnaissance immédiate. Dans cette œuvre, certains éléments du regard restent encore perceptibles au centre, mais ils sont intégrés à une structure noire et jaune beaucoup plus complexe.

Le noir constitue l’armature principale du noyau.

Il dessine plusieurs formes anguleuses qui entourent les surfaces jaunes et blanches puis se prolongent vers la droite et la partie inférieure.

Le jaune occupe une place considérable dans l’ensemble de la composition.

Il apparaît au centre mais aussi dans de vastes zones périphériques et dans de nombreuses pointes. Sa luminosité lui donne un rôle déterminant dans la circulation du regard.

Le bleu intervient sous plusieurs valeurs.

Un bleu profond forme de longues diagonales dans la partie supérieure et dans l’angle inférieur gauche. Un bleu cyan plus lumineux occupe de vastes zones dans la partie inférieure droite et apparaît également dans plusieurs fragments secondaires.

Le rouge possède lui aussi une présence très importante.

Ses grandes surfaces et ses longues pointes traversent plusieurs régions de l’image. Elles créent des oppositions très franches avec le jaune, le bleu et le vert.

Le violet forme de larges masses périphériques mais intervient également au voisinage immédiat du noyau central.

Cette répétition permet de relier visuellement plusieurs zones éloignées et renforce la sensation de mouvement autour du centre.

Le vert apparaît sous forme de grandes surfaces dans la partie gauche et de fragments plus étroits autour du noyau. Il introduit une rupture supplémentaire entre les couleurs chaudes et les bleus.

Le blanc possède enfin un rôle essentiel.

Il pénètre largement la composition, sépare plusieurs masses et crée des passages qui permettent aux nombreuses directions de rester lisibles malgré leur accumulation.

La recolorisation constitue ici une étape fondamentale.

Les couleurs du portrait initial ne sont pas conservées. Elles sont choisies et redistribuées selon l’expérience de l’image, l’équilibre des masses, la force des contrastes et la manière dont chaque forme doit intervenir dans la composition.

Cette nouvelle organisation chromatique modifie profondément la perception des fragments.

Des formes éloignées peuvent se rapprocher mentalement parce qu’elles partagent le même violet, le même bleu ou le même rouge.

À l’inverse, une structure appartenant au regard initial peut sembler éclater lorsqu’elle reçoit plusieurs couleurs fortement opposées.

Le regard de John demeure donc la matrice de l’œuvre.

Mais l’image ne dépend plus de sa reconnaissance.

Le retournement en trouble l’identité.

La recolorisation redistribue les forces.

Et le détail figuratif devient progressivement une construction autonome de formes, de directions et de couleurs.