Architexture n° 07
1 750 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
Légende : La cathédrale de Grenade conserve ses tours et ses volumes monumentaux tandis que son architecture se détache sur de larges surfaces pastel.
Description : Architexture n° 07 prend pour point d’appui la cathédrale de l’Incarnation de Grenade, en Espagne. La monumentalité de l’édifice demeure immédiatement perceptible : tours, coupoles, ouvertures et volumes successifs organisent une architecture dense qui occupe presque toute la surface de l’image.
Le traitement graphique allège pourtant cette masse architecturale. Les volumes sont réduits à des surfaces blanches, ocres et dorées, ponctuées de quelques noirs qui soulignent les ouvertures et les détails essentiels. La pierre perd ainsi une partie de sa matérialité pour devenir dessin, rythme et contraste.
À l’arrière-plan, de vastes zones bleu pâle, turquoise, vert tendre, rose et violet remplacent la représentation traditionnelle du ciel. Ces aplats verticaux ne cherchent plus à décrire un espace réel : ils introduisent une seconde structure qui dialogue avec celle du bâtiment et brouille la limite entre architecture et environnement.
L’œuvre s’inscrit dans le principe du comma développé par Pierre Tomy Le Boucher. Par analogie avec les micro-intervalles de la musique, le passage d’une image A vers une image B engendre une succession d’états intermédiaires. Parmi eux peuvent apparaître des formes qui ne correspondent pleinement ni à l’image de départ ni à celle d’arrivée, mais possèdent leur propre cohérence visuelle.
L’artiste sélectionne alors l’un de ces états et poursuit le travail par une intervention sur les formes et les couleurs. Dans cette composition, le contraste entre la précision encore perceptible de l’édifice et l’abstraction des grandes surfaces pastel crée précisément cet espace intermédiaire entre reconnaissance et transformation.
Le terme Architexture, contraction volontaire d’architecture et de texture, désigne ce déplacement. La cathédrale reste identifiable comme monument, mais ses façades, ses tours et ses coupoles deviennent simultanément les éléments d’une texture graphique autonome.