Architexture n° 08
1 750 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
Légende : La Giralda de Séville s’élève au milieu de la végétation tandis que sa structure se fragmente et dialogue avec de larges aplats turquoise, verts et bleus.
Description : Architexture n° 08 prend pour point d’appui la Giralda de la cathédrale de Séville. La verticalité de la tour organise immédiatement la composition. Malgré l’altération graphique, son élancement, ses ouvertures et la richesse de son décor architectural permettent au monument de conserver une forte présence dans l’image.
La végétation participe pleinement à la construction visuelle. Les feuillages et les troncs ne constituent plus seulement un premier plan devant le monument : leur fragmentation graphique les rapproche de la matière architecturale. Bâtiment et végétation semblent progressivement appartenir au même vocabulaire de formes.
De grandes surfaces turquoise occupent l’arrière-plan tandis que des lignes verticales bleues, violettes, vertes et grises prolongent le mouvement ascendant de la tour. Ces éléments détachés de toute fonction descriptive viennent perturber la perspective et introduisent dans l’image une seconde architecture, purement graphique.
L’œuvre s’inscrit dans le principe du comma développé par Pierre Tomy Le Boucher. Par analogie avec les micro-intervalles musicaux, le passage d’une image A vers une image B génère une succession d’états intermédiaires. Certains de ces états font apparaître des rapprochements inattendus entre les formes et créent une image qui possède sa propre cohérence tout en conservant une relation avec le sujet d’origine.
L’artiste sélectionne l’un de ces états puis intervient sur les formes et les couleurs. Ici, la forte verticalité du monument est reprise et prolongée par les bandes colorées qui traversent le ciel. La structure architecturale initiale devient ainsi le point de départ d’un rythme graphique qui dépasse la simple représentation du bâtiment.
Le terme Architexture, contraction volontaire d’architecture et de texture, prend ici une dimension particulièrement claire : la Giralda reste identifiable, mais son architecture, la végétation et les aplats colorés se mêlent jusqu’à constituer une même texture visuelle.