Architexture n° 09
1 750 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
Légende : La cathédrale luthérienne d’Helsinki se détache sur un vaste aplat bleu tandis que sa colonnade, son fronton et son dôme se fragmentent en lignes et surfaces colorées.
Description : Architexture n° 09 prend pour point d’appui la cathédrale luthérienne d’Helsinki. La composition conserve la forte frontalité de l’édifice : la colonnade, le fronton triangulaire et le dôme central structurent une image presque symétrique, dont la monumentalité reste immédiatement perceptible.
Le traitement graphique réduit cependant la matière architecturale à un ensemble de surfaces blanches, grises et bleutées. Les ombres, les détails et les reliefs s’effacent partiellement, tandis que certaines lignes du bâtiment se prolongent au-delà de leur fonction descriptive pour devenir des éléments graphiques autonomes.
L’arrière-plan bleu occupe une place essentielle dans la composition. Il ne joue plus simplement le rôle d’un ciel : sa surface uniforme donne au monument une présence presque découpée, tandis que les bandes verticales bleues, turquoise, vertes et violettes traversent l’image et répondent aux colonnes de la façade.
L’œuvre s’inscrit dans le principe du comma développé par Pierre Tomy Le Boucher. Par analogie avec les micro-intervalles musicaux, le passage d’une image A vers une image B génère une succession d’états intermédiaires. Certains de ces états font apparaître des formes inattendues qui conservent une relation avec le sujet d’origine tout en possédant leur propre cohérence visuelle.
L’artiste sélectionne l’un de ces états puis intervient sur les formes et les couleurs. Dans cette œuvre, les verticales issues du processus de transformation viennent particulièrement renforcer celles de l’architecture : bandes colorées et colonnes semblent appartenir à une même structure et rendent plus incertaine la frontière entre le bâtiment représenté et la construction graphique.
Le terme Architexture, contraction volontaire d’architecture et de texture, prend ici une forme presque littérale. La façade demeure identifiable, mais ses colonnes, ses lignes et ses volumes sont progressivement absorbés dans un ensemble de surfaces et de rythmes qui transforme le monument en texture visuelle.