Architexture n° 11
1 750 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
Légende : Une succession d’arcs et de structures verticales conduit le regard vers une ouverture sombre tandis que l’espace architectural se fragmente en surfaces bleues, grises et blanches.
Description : Architexture n° 11 prend pour point d’appui un passage architectural du complexe château-cathédrale de Kwidzyn. Contrairement aux œuvres précédentes centrées sur la silhouette extérieure d’un monument, cette composition entraîne le regard à l’intérieur d’un espace construit. La perspective est organisée par une succession d’ouvertures et d’arcs qui conduisent vers une porte sombre placée presque exactement dans l’axe de l’image.
Le traitement graphique bouleverse cependant la continuité de cette perspective. Murs, piliers et voûtes se décomposent en surfaces blanches, bleu clair, bleu profond, gris, brun et vert sombre. Certains éléments architecturaux restent parfaitement perceptibles tandis que d’autres se confondent avec les aplats verticaux issus de la transformation de l’image.
Le sol participe lui aussi à cette fragmentation. Les lignes de perspective et les variations de lumière produisent une mosaïque de formes irrégulières qui répond aux verticales des murs. L’espace architectural ne se lit donc plus uniquement par sa profondeur : il devient une succession de rythmes, de ruptures et de surfaces.
L’œuvre s’inscrit dans le principe du comma développé par Pierre Tomy Le Boucher. Par analogie avec les micro-intervalles musicaux, le passage d’une image A vers une image B engendre une succession d’états intermédiaires. Certains ne constituent qu’une transition ; d’autres font apparaître une organisation imprévue des formes et acquièrent une véritable autonomie plastique.
L’artiste sélectionne alors l’un de ces états puis intervient sur les formes et les couleurs. Ici, le processus transforme particulièrement la profondeur architecturale : les arcs successifs restent suffisamment présents pour conduire le regard, mais les surfaces qui les entourent cessent progressivement de décrire un espace réel.
Le terme Architexture, contraction volontaire d’architecture et de texture, trouve dans cette composition une expression particulièrement directe. L’architecture ne constitue plus seulement le sujet de l’image : murs, ouvertures, voûtes, sol et lignes de fuite deviennent la matière même d’une texture visuelle.