Architexture n° 15
1 750 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
Légende : La grande coupole de l’Église de Marbre de Copenhague se fragmente en lignes vertes, roses et violettes devant de vastes surfaces pastel.
Description : Architexture n° 15 prend pour point d’appui la grande coupole de l’Église de Marbre de Copenhague. Le cadrage resserré donne au dôme une présence monumentale : sa courbe occupe presque toute la largeur de l’image tandis que la lanterne et la croix prolongent la composition vers le haut.
La transformation graphique conserve la structure générale du monument mais en bouleverse la matière. Les nervures du dôme se décomposent en lignes vertes, roses, violettes, blanches et noires. Certaines suivent encore la courbure architecturale tandis que d’autres se prolongent ou se superposent, jusqu’à former un réseau graphique presque indépendant.
L’arrière-plan accentue cette transformation. De vastes surfaces jaune pâle, mauves et bleu clair remplacent la représentation traditionnelle du ciel. Elles sont elles-mêmes traversées par des bandes verticales roses, vertes et violettes qui viennent contraster avec la grande courbe de la coupole.
L’œuvre s’inscrit dans le principe du comma développé par Pierre Tomy Le Boucher. Par analogie avec les micro-intervalles musicaux, le passage d’une image A vers une image B engendre une succession d’états intermédiaires. Certains ne constituent qu’une transition ; d’autres font apparaître une rencontre inattendue entre les formes et possèdent suffisamment de force pour devenir une image autonome.
L’artiste sélectionne alors l’un de ces états puis intervient sur les formes et les couleurs. Dans cette composition, l’opposition entre la courbe massive du dôme et les verticales colorées devient l’un des principaux éléments de construction. Le monument reste identifiable tout en étant traversé par une structure qui ne relève plus directement de l’architecture originale.
Le terme Architexture, contraction volontaire d’architecture et de texture, désigne précisément ce déplacement. Coupole, nervures, ouvertures, couleurs et formes intermédiaires cessent progressivement d’être perçues comme des éléments séparés pour devenir une même matière visuelle.