Architexture n° 16
1 750 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
Légende : L’espace architectural de la Crypta Balbi à Rome se fragmente en plans verticaux et en aplats roses, violets et bleus jusqu’aux limites de l’abstraction.
Description : Architexture n° 16 prend pour point d’appui la Crypta Balbi à Rome. Contrairement à plusieurs œuvres précédentes de la série, le monument ou l’espace d’origine n’est plus immédiatement identifiable. Il subsiste néanmoins une organisation architecturale faite de verticales, de plans successifs, d’ouvertures et de lignes qui suggèrent encore la profondeur.
Le traitement graphique pousse ici la transformation particulièrement loin. Les formes construites se dissolvent dans une gamme dominée par le rose, le magenta, le violet et le bleu profond. Le blanc intervient comme une absence de matière et découpe de vastes zones dans lesquelles les éléments architecturaux semblent apparaître puis disparaître.
Les verticales jouent un rôle essentiel dans l’organisation de l’image. Certaines peuvent encore être rattachées à des murs, des ouvertures ou des structures du lieu d’origine ; d’autres semblent s’en être totalement détachées. Elles forment alors un réseau autonome auquel répondent des diagonales et de grandes masses sombres.
L’œuvre s’inscrit dans le principe du comma développé par Pierre Tomy Le Boucher. Par analogie avec les micro-intervalles musicaux, le passage d’une image A vers une image B engendre une succession d’états intermédiaires. Certains conservent clairement les caractéristiques de l’image initiale ; d’autres s’en éloignent au point de devenir presque abstraits tout en gardant la trace de leur origine.
Cette œuvre se situe précisément dans cette zone d’incertitude. La reconnaissance n’est plus immédiate et le regard hésite entre la lecture d’un espace architectural et celle d’une composition autonome. L’artiste sélectionne cet état intermédiaire puis intervient sur les formes et les couleurs pour renforcer cette ambiguïté.
Le terme Architexture, contraction volontaire d’architecture et de texture, prend ici une dimension particulièrement manifeste. L’architecture n’est presque plus représentée comme un lieu : elle devient une réserve de lignes, de plans, de rythmes et de couleurs à partir desquels se construit une nouvelle texture visuelle.