Détail gothique de la cathédrale Saint-Guy de Prague avec gargouille, transformé en composition graphique ocre, brune, blanche et colorée, œuvre de la série Architexture.
Un détail gothique de la cathédrale Saint-Guy de Prague se fragmente en lignes, sculptures, arcs et surfaces ocres, brunes et blanches.
Architexture

Architexture n° 19

1 750 € TTC

+ 50 € de frais de port supplémentaires

Informations sur l’œuvre

Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.

Légende : Un détail gothique de la cathédrale Saint-Guy de Prague se fragmente en lignes, sculptures, arcs et surfaces ocres, brunes et blanches.

Description : Architexture n° 19 prend pour point d’appui un détail de l’architecture gothique de la cathédrale Saint-Guy de Prague. Le cadrage très resserré ne cherche plus à montrer le monument dans son ensemble : le regard se concentre sur l’accumulation des arcs, des ouvertures, des reliefs sculptés et des éléments décoratifs parmi lesquels s’inscrit la gargouille.

Cette densité architecturale fournit une matière particulièrement riche au processus de transformation. La pierre se décompose en blancs, ocres, orangés, bruns et noirs. Les lignes gothiques restent perceptibles, mais leur multiplication produit un réseau graphique dans lequel il devient difficile de distinguer immédiatement la structure, l’ornement et la texture.

Quelques verticales vertes, bleues, violettes et sombres apparaissent au centre de la composition. Elles traversent les formes architecturales sans appartenir véritablement au monument et introduisent un ordre graphique différent au milieu de la profusion des détails.

Le choix de la contre-plongée accentue encore cette sensation. Les lignes convergent, les volumes semblent se superposer et la façade donne l’impression de se prolonger au-delà du cadre. L’image ne repose donc plus sur une représentation stable de l’architecture, mais sur une tension entre profondeur, fragmentation et accumulation.

L’œuvre s’inscrit dans le principe du comma développé par Pierre Tomy Le Boucher. Par analogie avec les micro-intervalles musicaux, le passage d’une image A vers une image B engendre une succession d’états intermédiaires. Certains ne constituent qu’une transition ; d’autres font apparaître des rapprochements imprévus entre les formes et possèdent suffisamment de force pour devenir une image autonome.

L’artiste sélectionne alors l’un de ces états puis intervient sur les formes et les couleurs. Dans cette composition, le processus prolonge presque naturellement la complexité du gothique : l’ornement architectural devient matière graphique et la profusion initiale du monument se transforme en un système de signes, de lignes et de contrastes.

Le terme Architexture, contraction volontaire d’architecture et de texture, trouve ici une expression particulièrement évidente. La gargouille, les sculptures, les fenêtres et les arcs sont toujours présents, mais ils cessent progressivement d’être lus séparément pour constituer une texture visuelle dense où architecture et ornement se confondent.