Porte monumentale d’un immeuble de prestige transformée en composition graphique ocre, orangée, brune et blanche, œuvre de la série Architexture.
Une double porte richement ornée et sa façade de pierre se fragmentent en surfaces ocres, orangées, brunes et blanches.
Architexture

Architexture n° 20

1 750 € TTC

+ 50 € de frais de port supplémentaires

Informations sur l’œuvre

Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.

Légende : Une double porte richement ornée et sa façade de pierre se fragmentent en surfaces ocres, orangées, brunes et blanches.

Description : Architexture n° 20 prend pour point d’appui l’entrée monumentale d’un immeuble de prestige. La composition, presque frontale et symétrique, est dominée par une double porte dont les panneaux, les moulures et les motifs circulaires forment une structure décorative particulièrement dense.

Autour de cette porte, la façade de pierre prolonge le jeu des lignes et des reliefs. Les blocs, les encadrements et les éléments sculptés restent lisibles, mais le traitement graphique en réduit la matière à des surfaces blanches, crème, ocres et orangées. L’architecture semble ainsi simultanément dessinée et effacée.

Les boiseries de la porte sont elles-mêmes fragmentées en rouges, orange, bruns et noirs. La répétition des panneaux rectangulaires et des motifs circulaires crée un rythme presque abstrait, tout en conservant suffisamment de signes pour que l’objet architectural demeure immédiatement identifiable.

Dans cette œuvre, la symétrie joue un rôle essentiel. Les deux battants se répondent de part et d’autre de l’axe central et stabilisent une image pourtant traversée par de nombreuses ruptures de formes et de couleurs. Cette organisation rigoureuse contraste avec les zones plus irrégulières qui apparaissent dans la partie basse de la composition.

L’œuvre s’inscrit dans le principe du comma développé par Pierre Tomy Le Boucher. Par analogie avec les micro-intervalles musicaux, le passage d’une image A vers une image B engendre une succession d’états intermédiaires. Certains ne constituent qu’une transition ; d’autres font apparaître une rencontre imprévue entre les formes et acquièrent une cohérence plastique autonome.

L’artiste sélectionne alors l’un de ces états puis intervient sur les formes et les couleurs. Ici, la richesse décorative de l’architecture initiale fournit une matière particulièrement favorable à la transformation : moulures, panneaux, reliefs et appareillage de pierre peuvent être conservés, accentués ou partiellement effacés selon leur rôle dans la composition.

Le terme Architexture, contraction volontaire d’architecture et de texture, prend ici une dimension très concrète. La porte demeure identifiable comme élément architectural, mais sa fonction s’efface derrière la répétition de ses formes et de ses ornements, qui deviennent progressivement une texture visuelle autonome.