Cathédrale Saint-Basile de Moscou transformée en composition graphique bleue, verte, orangée et blanche, œuvre de la série Architexture.
Les tours et les coupoles de la cathédrale Saint-Basile de Moscou se détachent sur de vastes aplats bleus traversés de verticales colorées.
Architexture

Architexture n° 21

1 750 € TTC

+ 50 € de frais de port supplémentaires

Informations sur l’œuvre

Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.

Légende : Les tours et les coupoles de la cathédrale Saint-Basile de Moscou se détachent sur de vastes aplats bleus traversés de verticales colorées.

Description : Architexture n° 21 prend pour point d’appui la cathédrale Saint-Basile-le-Bienheureux, sur la place Rouge à Moscou. La multiplicité de ses tours et de ses coupoles fournit une silhouette particulièrement identifiable, même lorsque l’image est fortement transformée.

Le traitement graphique réduit cependant cette architecture complexe à une succession de surfaces blanches, vertes, orangées, rouges et bleues. Les motifs décoratifs et les volumes restent perceptibles par fragments, tandis que certaines parties du bâtiment disparaissent presque totalement dans la lumière.

Les coupoles jouent un rôle essentiel dans la composition. Leurs silhouettes différentes — bulbeuses, coniques ou élancées — produisent naturellement un rythme ascendant. La transformation accentue ce mouvement en faisant apparaître de longues verticales bleues, violettes, vertes et sombres qui semblent prolonger les tours bien au-delà de leur architecture réelle.

Le ciel cesse lui aussi de fonctionner comme un simple arrière-plan. De vastes surfaces bleues, parfois interrompues par de grandes zones blanches, deviennent des formes à part entière. Elles entrent en relation avec les volumes du monument et brouillent progressivement la limite entre bâtiment et environnement.

L’œuvre s’inscrit dans le principe du comma développé par Pierre Tomy Le Boucher. Par analogie avec les micro-intervalles musicaux, le passage d’une image A vers une image B engendre une succession d’états intermédiaires. Certains ne constituent qu’une transition ; d’autres font apparaître des rencontres de formes inattendues et possèdent suffisamment de force pour devenir des images autonomes.

L’artiste sélectionne alors l’un de ces états puis intervient sur les formes et les couleurs. Dans cette composition, la puissance iconique du monument permet de pousser relativement loin la transformation : quelques coupoles et quelques lignes architecturales suffisent encore au regard pour reconstruire l’ensemble.

Le terme Architexture, contraction volontaire d’architecture et de texture, prend ici une dimension particulièrement lisible. Tours, coupoles, façades, ciel et verticales colorées ne sont plus seulement des éléments représentés : ils deviennent les composants d’une même texture visuelle.