Architexture n° 22
1 750 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
Légende : La cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou conserve sa grande coupole et sa façade monumentale tandis que l’architecture, le ciel et la végétation se fragmentent en roses, orangés et mauves.
Description : Architexture n° 22 prend pour point d’appui la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou. La composition demeure fortement organisée par la symétrie de l’édifice : la grande coupole centrale domine l’ensemble tandis que les volumes latéraux et les petites coupoles accompagnent son mouvement ascendant.
Le traitement graphique transforme cependant profondément la matérialité du monument. Les façades et les ornements se décomposent en blancs, roses, orangés et bruns. Les détails subsistent sous forme de lignes et de fragments, suffisamment nombreux pour préserver la monumentalité de l’architecture sans maintenir une représentation continue de la pierre.
Le ciel participe pleinement à cette recomposition. Les bleus attendus disparaissent au profit de vastes surfaces roses, mauves et crème, parcourues de zones irrégulières et de quelques verticales grisées. L’arrière-plan cesse ainsi d’être un espace neutre pour devenir l’un des principaux éléments graphiques de la composition.
La végétation qui encadre le bâtiment subit la même transformation. Branches et feuillages se réduisent à des réseaux de signes sombres, blancs et orangés qui prolongent la fragmentation de la façade. Architecture et environnement finissent alors par partager un même vocabulaire graphique.
L’œuvre s’inscrit dans le principe du comma développé par Pierre Tomy Le Boucher. Par analogie avec les micro-intervalles musicaux, le passage d’une image A vers une image B engendre une succession d’états intermédiaires. Certains ne constituent qu’une transition ; d’autres produisent une rencontre entre les formes suffisamment forte pour acquérir leur propre autonomie plastique.
L’artiste sélectionne alors l’un de ces états puis intervient sur les formes et les couleurs. Dans cette composition, la symétrie et la forte identité du monument permettent de préserver sa reconnaissance tandis que la couleur et la fragmentation éloignent progressivement l’image de la photographie initiale.
Le terme Architexture, contraction volontaire d’architecture et de texture, prend ici une dimension particulièrement lisible. Coupoles, façades, ciel et végétation restent perceptibles, mais leurs frontières s’effacent progressivement jusqu’à constituer une même texture visuelle.