Architexture n° 23
1 750 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
Légende : La coupole de la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou émerge de la végétation tandis que ciel, architecture et feuillages se mêlent à de grands aplats colorés.
Description : Architexture n° 23 prend à nouveau pour point d’appui la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou, mais le cadrage et la transformation en proposent une lecture sensiblement différente. L’édifice n’est plus présenté frontalement dans toute sa monumentalité : le regard se concentre sur la coupole et le tambour qui émergent derrière une végétation particulièrement présente.
L’architecture se trouve ainsi partiellement dissimulée. Les arbres et les feuillages occupent une grande partie de la composition et se décomposent en une multitude de signes bruns, ocres, noirs et blancs. Leur fragmentation rejoint celle du monument, au point que la limite entre végétation et architecture devient parfois difficile à établir.
La partie supérieure de l’image fonctionne selon une logique très différente. De vastes aplats bleu clair, rose, rouge, brun, orange et beige remplacent presque complètement la continuité du ciel. Ces masses verticales constituent un espace graphique autonome qui contraste avec la finesse des fragments architecturaux et végétaux de la partie inférieure.
Plusieurs longues lignes verticales traversent également l’image. Certaines semblent prolonger la structure de la cathédrale tandis que d’autres appartiennent uniquement au processus de transformation. Leur présence crée une liaison entre le monument, la végétation et les grands aplats colorés.
L’œuvre s’inscrit dans le principe du comma développé par Pierre Tomy Le Boucher. Par analogie avec les micro-intervalles musicaux, le passage d’une image A vers une image B produit une succession d’états intermédiaires. Ces états ne possèdent pas tous le même intérêt : certains restent de simples transitions, tandis que d’autres font surgir des rencontres inattendues entre les formes.
L’artiste sélectionne l’un de ces états lorsque l’équilibre entre reconnaissance et transformation lui paraît suffisamment fort, puis intervient sur les formes et les couleurs. Ici, la coupole fournit encore au regard un repère architectural précis, alors que son environnement bascule beaucoup plus franchement vers l’abstraction.
Le terme Architexture, contraction volontaire d’architecture et de texture, prend ainsi une dimension particulière. Le monument n’est plus isolé de son environnement : architecture, arbres, ciel et aplats colorés sont absorbés dans une même matière visuelle où le sujet demeure identifiable sans constituer l’unique enjeu de l’image.