Tour contemporaine vue en contre-plongée transformée en composition graphique turquoise, rose, violette, bleue et blanche, œuvre de la série Architexture.
Une tour contemporaine s’élève en forte contre-plongée tandis que sa façade courbe et ses fenêtres se fragmentent en surfaces turquoise, roses, violettes et bleues.
Architexture

Architexture n° 24

1 750 € TTC

+ 50 € de frais de port supplémentaires

Informations sur l’œuvre

Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.

Légende : Une tour contemporaine s’élève en forte contre-plongée tandis que sa façade courbe et ses fenêtres se fragmentent en surfaces turquoise, roses, violettes et bleues.

Description : Architexture n° 24 prend pour point d’appui une architecture contemporaine observée depuis le pied d’une tour. La contre-plongée exagère la hauteur de l’immeuble et transforme naturellement ses lignes verticales en un faisceau qui semble converger vers le sommet.

La façade courbe joue un rôle essentiel dans la composition. La répétition régulière des fenêtres construit initialement une trame architecturale très ordonnée, mais le traitement graphique vient perturber cette régularité. Certaines rangées demeurent lisibles tandis que d’autres se fragmentent, se superposent ou disparaissent dans de grandes surfaces colorées.

Les turquoise, roses, violets et bleus modifient profondément la perception du bâtiment. Les matériaux réels de la façade deviennent secondaires : ce sont désormais les rythmes, les contrastes et les changements de direction qui organisent l’image. Le noir souligne certaines structures tandis que le blanc agit comme une disparition partielle de la matière.

Le cadrage contribue également à rendre incertaine la lecture de l’espace. Les différentes façades semblent se rabattre les unes sur les autres et la perspective se transforme presque en mouvement circulaire. L’immeuble conserve donc sa verticalité tout en donnant l’impression de se déformer autour du regard.

L’œuvre s’inscrit dans le principe du comma développé par Pierre Tomy Le Boucher. Par analogie avec les micro-intervalles musicaux, le passage d’une image A vers une image B produit une succession d’états intermédiaires. Certains ne sont que des transitions ; d’autres provoquent des déformations ou des rencontres de formes suffisamment intéressantes pour devenir le point de départ d’une œuvre autonome.

L’artiste sélectionne alors l’un de ces états puis intervient sur les formes et les couleurs. Ici, la régularité initiale de l’architecture contemporaine constitue une sorte de grille que le processus vient progressivement déstabiliser : les fenêtres deviennent motifs, les façades deviennent aplats et la perspective devient rythme.

Le terme Architexture, contraction volontaire d’architecture et de texture, trouve ici une expression particulièrement nette. La tour reste identifiable, mais elle n’est plus seulement représentée comme un volume construit : sa façade répétitive devient une texture dont les courbes, les fenêtres, les ruptures et les couleurs constituent la matière de l’image.