Architexture n° 25
1 750 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
Légende : Les grandes baies ogivales et les verticales de l’église Santa Clara de Porto se répètent et se fragmentent en surfaces orange, brunes, blanches et rosées.
Description : Architexture n° 25 prend pour point d’appui un espace architectural de l’église Santa Clara de Porto. La composition repose sur une succession de grandes baies ogivales, d’arcs et de structures verticales qui imposent immédiatement un rythme régulier à l’image.
Le traitement graphique transforme cette répétition architecturale en une véritable trame. Les volumes se décomposent en orange, brun, blanc et quelques tonalités rosées. Certaines lignes restent très précises tandis que d’autres s’interrompent ou se dissolvent, donnant l’impression que la matière de l’édifice apparaît et disparaît.
Les grandes ouvertures constituent les éléments les plus puissants de la composition. Leur répétition crée une succession presque musicale de formes semblables, mais jamais tout à fait identiques. Les arcs et les verticales produisent ainsi un rythme qui dépasse progressivement la simple description d’un bâtiment.
Le sol participe également à cette transformation. Les lignes, les reflets et les surfaces irrégulières prolongent l’architecture vers la partie inférieure de l’image. La séparation entre murs, ouvertures et sol devient alors moins nette, comme si l’ensemble de l’espace était construit à partir d’une même matière graphique.
L’œuvre s’inscrit dans le principe du comma développé par Pierre Tomy Le Boucher. Par analogie avec les micro-intervalles musicaux, le passage d’une image A vers une image B produit une succession d’états intermédiaires. Certains restent sans véritable intérêt plastique ; d’autres font apparaître une organisation inattendue des formes suffisamment forte pour devenir une image autonome.
L’artiste sélectionne alors l’un de ces états puis intervient sur les formes et les couleurs. Ici, la répétition initiale des arcs et des baies fournit une structure particulièrement favorable à cette transformation : l’architecture possède déjà son propre rythme, que le processus vient accentuer, interrompre ou recomposer.
Le terme Architexture, contraction volontaire d’architecture et de texture, prend ici un sens presque littéral. Les arcs, les ouvertures, les verticales et le sol demeurent identifiables, mais leur répétition et leur fragmentation finissent par constituer une texture visuelle autonome.