Architexture n° 27
1 750 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
Légende : Les volumes cubiques d’une architecture contemporaine se fragmentent en plans rouges, roses, violets, bleus et blancs jusqu’aux limites de l’abstraction.
Description : Architexture n° 27 prend pour point d’appui une architecture résidentielle contemporaine composée de volumes géométriques et cubiques. Contrairement aux monuments historiques présents dans plusieurs œuvres précédentes de la série, le vocabulaire initial est ici celui d’une architecture récente : plans rectangulaires, grandes ouvertures, avancées, retraits et superpositions de volumes.
Le traitement graphique pousse cependant très loin la transformation de cette structure. Les façades ne sont plus perçues comme des surfaces continues mais comme une succession d’aplats rouges, roses, violets, bleus, orangés et blancs. Certaines ouvertures ou certains éléments constructifs restent reconnaissables tandis que d’autres disparaissent presque entièrement.
La géométrie initiale du bâtiment demeure pourtant essentielle. Les horizontales et les verticales fournissent une sorte d’armature à partir de laquelle les couleurs se répartissent. Cette structure empêche l’image de basculer complètement dans l’abstraction : derrière les aplats subsiste encore la logique d’un espace construit.
Les grandes surfaces violettes et mauves de la partie supérieure contrastent avec la multiplication des lignes et des fragments situés au centre et dans la partie basse. L’image fonctionne ainsi sur deux niveaux : de larges masses colorées d’un côté, une accumulation beaucoup plus fine de détails et de rythmes de l’autre.
L’œuvre s’inscrit dans le principe du comma développé par Pierre Tomy Le Boucher. Par analogie avec les micro-intervalles musicaux, le passage d’une image A vers une image B produit une succession d’états intermédiaires. Certains ne sont que des transitions sans véritable intérêt plastique ; d’autres font apparaître une organisation inattendue des formes et des couleurs.
L’artiste sélectionne alors l’un de ces états lorsqu’il possède suffisamment d’autonomie tout en conservant une relation avec l’image d’origine, puis intervient sur les formes et les couleurs. Dans cette composition, cette zone intermédiaire est particulièrement sensible : le regard reconnaît encore une architecture, mais il hésite constamment entre bâtiment et construction abstraite.
Le terme Architexture, contraction volontaire d’architecture et de texture, prend ici une dimension particulièrement forte. La géométrie contemporaine fournit directement la matière de la texture : façades, ouvertures et volumes ne sont plus seulement représentés, ils deviennent des plans, des rythmes et des rapports de couleurs.