Espace monumental du métro de Saint-Pétersbourg transformé en composition graphique rouge, rose, violette, bleue et blanche, œuvre de la série Architexture.
Une longue perspective du métro de Saint-Pétersbourg se déploie sous une succession de voûtes transformées en rythmes rouges, roses, violets et bleus.
Architexture

Architexture n° 28

1 750 € TTC

+ 50 € de frais de port supplémentaires

Informations sur l’œuvre

Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.

Légende : Une longue perspective du métro de Saint-Pétersbourg se déploie sous une succession de voûtes transformées en rythmes rouges, roses, violets et bleus.

Description : Architexture n° 28 prend pour point d’appui un espace monumental du métro de Saint-Pétersbourg. La composition est entièrement organisée autour d’une perspective centrale très prononcée. Le sol, les parois et la voûte convergent vers un même point situé au fond de l’image et entraînent immédiatement le regard dans la profondeur.

La répétition des arcs et des éléments décoratifs accentue cette construction. La voûte forme une succession régulière de structures qui diminuent progressivement avec la distance. Cette répétition crée presque naturellement un rythme visuel, comparable à une suite de mesures qui scanderaient l’espace.

Le traitement graphique transforme cependant la richesse architecturale en un réseau beaucoup plus instable. Les rouges, roses, violets, bleus et noirs se superposent aux blancs très présents. Certains motifs restent suffisamment précis pour évoquer les ornements du lieu, tandis que d’autres deviennent de simples traces ou fragments colorés.

Le sol joue lui aussi un rôle important. Ses lignes et ses motifs participent à la perspective tout en se décomposant en une multitude de formes. L’architecture semble ainsi se prolonger jusque dans le pavement : voûte, murs et sol ne sont plus traités comme trois surfaces distinctes mais comme les éléments d’une même organisation graphique.

L’œuvre s’inscrit dans le principe du comma développé par Pierre Tomy Le Boucher. Par analogie avec les micro-intervalles musicaux, le passage d’une image A vers une image B produit une succession d’états intermédiaires. Certains n’ont qu’une fonction transitoire ; d’autres font apparaître une organisation des formes suffisamment singulière pour acquérir une véritable autonomie plastique.

L’artiste sélectionne alors l’un de ces états puis intervient sur les formes et les couleurs. Dans cette composition, la perspective architecturale d’origine demeure suffisamment forte pour résister à une transformation importante : même fortement fragmenté, l’espace continue d’entraîner le regard vers son point de fuite.

Le terme Architexture, contraction volontaire d’architecture et de texture, trouve ici une expression particulièrement évidente. La répétition des arcs, la profusion des ornements, les lignes du sol et la profondeur cessent progressivement de décrire seulement un lieu pour former une texture rythmique qui occupe toute l’image.