Architexture n° 29
1 750 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
Légende : Une succession d’arcs de la mosquée Hassan-II de Casablanca conduit le regard vers un point de fuite sombre tandis que l’architecture se fragmente en ocres, bruns et blancs.
Description : Architexture n° 29 prend pour point d’appui un espace architectural de la mosquée Hassan-II de Casablanca. La composition repose sur une perspective centrale particulièrement forte : les arcs se succèdent à intervalles réguliers et diminuent progressivement jusqu’à une ouverture sombre qui constitue le point de fuite de l’image.
Cette répétition donne immédiatement à l’espace un rythme très marqué. Piliers, voûtes et ouvertures semblent fonctionner comme les éléments successifs d’une même séquence, presque comme une pulsation visuelle qui entraîne le regard vers le fond.
Le traitement graphique transforme cependant la continuité de la pierre et des décors. Les surfaces se fragmentent en blancs, beiges, ocres, bruns et noirs. Certaines parties de l’architecture restent extrêmement lisibles tandis que d’autres disparaissent dans la lumière ou deviennent de simples traces.
Plusieurs lignes verticales sombres ou colorées viennent interrompre cette organisation régulière. Elles semblent parfois appartenir à la structure architecturale et parfois s’en détacher complètement. Cette hésitation participe à la transformation du lieu en composition graphique.
Le sol joue également un rôle important. Ses motifs et ses variations de tonalités prolongent les lignes de fuite et renforcent la profondeur, mais ils se décomposent eux aussi en fragments qui finissent par rejoindre le vocabulaire graphique des murs et des voûtes.
L’œuvre s’inscrit dans le principe du comma développé par Pierre Tomy Le Boucher. Par analogie avec les micro-intervalles musicaux, le passage d’une image A vers une image B produit une succession d’états intermédiaires. Certains ne constituent que des transitions, tandis que d’autres font apparaître une organisation nouvelle des formes suffisamment forte pour devenir une image autonome.
L’artiste sélectionne alors l’un de ces états puis intervient sur les formes et les couleurs. Ici, la répétition naturelle de l’architecture fournit un support particulièrement favorable à cette transformation : les arcs restent reconnaissables, mais leur succession devient progressivement un motif autonome.
Le terme Architexture, contraction volontaire d’architecture et de texture, prend ici un sens particulièrement évident. Les arcs, les piliers, le sol et les motifs décoratifs ne sont plus seulement les éléments d’un espace construit : leur répétition et leur fragmentation constituent une texture visuelle qui organise toute l’image.