Nef gothique transformée en composition graphique orange, brune, blanche et grise, organisée autour d’une perspective centrale, œuvre de la série Architexture.
Une succession de voûtes gothiques conduit le regard vers le centre tandis que arcs, piliers et surfaces se fragmentent en orange, brun, blanc et gris.
Architexture

Architexture n° 30

1 750 € TTC

+ 50 € de frais de port supplémentaires

Informations sur l’œuvre

Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.

Légende : Une succession de voûtes gothiques conduit le regard vers le centre tandis que arcs, piliers et surfaces se fragmentent en orange, brun, blanc et gris.

Description : Architexture n° 30 prend pour point d’appui une nef gothique dont la structure repose sur la répétition des arcs et des voûtes. La perspective centrale organise fortement la composition : chaque élément architectural semble conduire le regard vers un même point situé au cœur de l’image.

Cette succession régulière produit naturellement un rythme. Les arcs diminuent progressivement avec la profondeur et dessinent une sorte de pulsation visuelle. La nef n’est ainsi plus seulement perçue comme un espace à parcourir : sa structure devient une suite de formes répétées dont les variations construisent l’image.

Le traitement graphique transforme la matière architecturale en blancs, orange, bruns, gris et noirs. La pierre perd sa continuité et se fragmente en aplats, en lignes et en traces. Certaines voûtes demeurent parfaitement identifiables tandis que d’autres semblent se dissoudre dans les zones claires.

La partie inférieure introduit une particularité supplémentaire. Les formes de l’architecture semblent s’y prolonger, se réfléchir ou se recomposer autour de l’axe central. Le regard hésite alors entre la perception d’un sol, celle d’un reflet et celle d’une seconde architecture retournée.

Cette ambiguïté renforce la symétrie générale de la composition. L’espace semble se déployer simultanément vers le fond et vers le bas, comme si la nef réelle rencontrait son propre double graphique.

L’œuvre s’inscrit dans le principe du comma développé par Pierre Tomy Le Boucher. Par analogie avec les micro-intervalles musicaux, le passage d’une image A vers une image B produit une succession d’états intermédiaires. Certains ne constituent que des transitions ; d’autres font apparaître une organisation inattendue des formes suffisamment forte pour acquérir une autonomie plastique.

L’artiste sélectionne alors l’un de ces états puis intervient sur les formes et les couleurs. Dans cette composition, le processus exploite particulièrement la répétition des voûtes et la symétrie de la perspective : l’architecture reste reconnaissable tout en devenant progressivement une construction rythmique autonome.

Le terme Architexture, contraction volontaire d’architecture et de texture, prend ici un sens particulièrement manifeste. Arcs, voûtes, piliers, perspective et reflets cessent d’être seulement les éléments descriptifs d’une nef pour devenir la matière d’une texture visuelle fondée sur la répétition et le rythme.