Architexture n° 31
1 750 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
Légende : Les coques caractéristiques de l’Opéra de Sydney se fragmentent parmi de grands aplats verts, jaunes et fuchsia, des verticales colorées et les reflets de l’eau.
Description : Architexture n° 31 prend pour point d’appui l’Opéra de Sydney. Malgré une transformation particulièrement importante, le monument demeure reconnaissable grâce aux grandes coques qui constituent sa silhouette emblématique. Leurs courbes et leurs successions fournissent les principaux repères permettant au regard de reconstruire l’architecture.
Le traitement graphique fait cependant éclater la continuité du bâtiment. Certaines coques sont encore dessinées avec précision tandis que d’autres se dissolvent dans de vastes surfaces vertes, bleues, jaunes et blanches. L’architecture ne constitue plus un ensemble homogène : elle apparaît par fragments au milieu d’une construction beaucoup plus libre.
De grandes masses colorées occupent la partie supérieure de l’image. Un aplat fuchsia particulièrement puissant traverse la composition en diagonale, tandis qu’une vaste surface verte se développe sur la droite. Ces formes ne décrivent plus directement le paysage ou le ciel : elles possèdent leur propre autonomie et deviennent des éléments majeurs de l’équilibre visuel.
Les nombreuses verticales sombres ou colorées introduisent une autre logique. Elles contrastent avec les courbes des coques et créent une structure presque orthogonale au milieu d’une architecture fondée sur des formes organiques. Ce croisement entre courbes et verticales donne à l’image une tension particulière.
L’eau occupe également une place importante. Les formes sombres, bleues et blanches de la partie inférieure évoquent encore les reflets du port, mais elles sont suffisamment fragmentées pour devenir elles aussi une matière graphique. Le monument semble ainsi se prolonger dans son propre reflet sans qu’une limite précise puisse être établie.
L’œuvre s’inscrit dans le principe du comma développé par Pierre Tomy Le Boucher. Par analogie avec les micro-intervalles musicaux, le passage d’une image A vers une image B produit une succession d’états intermédiaires. Certains restent de simples transitions ; d’autres font apparaître des rencontres inattendues entre les formes et possèdent suffisamment de force pour devenir des images autonomes.
L’artiste sélectionne alors l’un de ces états puis intervient sur les formes et les couleurs. Dans cette composition, l’équilibre se situe assez loin de la représentation initiale : quelques courbes caractéristiques suffisent à évoquer l’Opéra de Sydney tandis qu’une grande partie de l’image fonctionne désormais selon une logique abstraite.
Le terme Architexture, contraction volontaire d’architecture et de texture, prend ici une dimension particulièrement forte. Les coques du monument, les verticales, les aplats colorés et les reflets de l’eau ne sont plus perçus séparément : ils deviennent les éléments d’une même texture visuelle où architecture et abstraction coexistent.