Architexture n° 32
1 750 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
Légende : Une porte monumentale encadrée par une façade de pierre se fragmente en bleus, turquoise, gris et blancs tandis que l’arche, les marches et l’appareillage deviennent texture.
Description : Architexture n° 32 prend pour point d’appui une porte monumentale précédée de quelques marches. La composition est fortement centrée : l’ouverture sombre constitue l’axe principal de l’image, encadrée par une arche de pierre et surmontée d’une structure triangulaire qui renforce la symétrie de l’ensemble.
La façade fournit ici une matière graphique particulièrement intéressante. L’appareillage de pierre ou de brique forme naturellement une répétition de petits rectangles. Le traitement de l’image conserve cette trame tout en la fragmentant en multiples nuances de bleu, de turquoise, de gris et de blanc.
La porte, beaucoup plus sombre, constitue un point de stabilité au milieu de cette fragmentation. Sa verticalité et son arche restent immédiatement perceptibles alors que les surfaces environnantes semblent se dissoudre. Le sujet architectural demeure donc identifiable grâce à quelques signes très simples.
Plusieurs bandes verticales bleues, violettes et vertes traversent également la façade. Certaines semblent prolonger les lignes du bâtiment tandis que d’autres appartiennent uniquement au processus de transformation. Elles introduisent une seconde structure qui vient rompre la régularité de l’appareillage.
Les marches placées dans la partie inférieure prolongent cette organisation. Elles créent une progression vers la porte et renforcent la profondeur, mais leur traitement très clair les fait presque disparaître dans le blanc. Le passage du premier plan à l’entrée devient ainsi plus graphique que réellement perspectif.
L’œuvre s’inscrit dans le principe du comma développé par Pierre Tomy Le Boucher. Par analogie avec les micro-intervalles musicaux, le passage d’une image A vers une image B produit une succession d’états intermédiaires. Certains ne constituent que des transitions ; d’autres font apparaître une organisation inattendue des formes suffisamment forte pour acquérir une autonomie plastique.
L’artiste sélectionne alors l’un de ces états puis intervient sur les formes et les couleurs. Dans cette composition, l’intérêt réside notamment dans l’opposition entre la géométrie très stable de l’entrée et la fragmentation beaucoup plus libre de la façade qui l’entoure.
Le terme Architexture, contraction volontaire d’architecture et de texture, prend ici un sens particulièrement direct. L’arche, les pierres, les marches et les lignes de construction conservent leur fonction architecturale, mais leur répétition et leur fragmentation les transforment simultanément en une texture visuelle.