Architexture n° 33
1 750 € TTC
+ 50 € de frais de port supplémentaires
Informations sur l’œuvre
Caractéristiques de l’œuvre : Œuvre numérique au format 100 × 100 cm, imprimée sur toile en un exemplaire unique (1/1). Lors de l’acquisition, un document nominatif est remis à l’acheteur, précisant l’identité et les caractéristiques de l’œuvre, son caractère unique ainsi que les conditions de la vente. En cas de revente ouvrant droit au droit de suite, celui-ci est versé à l’artiste ou à ses ayants droit conformément à la législation en vigueur.
Légende : Une porte d’église en plein cintre et son escalier se fragmentent en briques orange, surfaces blanches et grises et verticales vivement colorées.
Description : Architexture n° 33 prend pour point d’appui une porte d’église précédée d’un escalier. L’image conserve une organisation architecturale très lisible : l’entrée occupe l’axe central, encadrée par une arche en plein cintre et surmontée d’un fronton qui renforce la stabilité et la symétrie de la façade.
La brique joue ici un rôle essentiel. Sa répétition régulière forme naturellement une trame de petits éléments rectangulaires que le traitement graphique transforme en une multitude de fragments orange, rouges, bruns et blancs. La façade reste parfaitement reconnaissable tout en devenant presque un motif répétitif.
Au centre, la porte sombre contraste fortement avec les surfaces beaucoup plus lumineuses qui l’entourent. Les formes noires et brun foncé maintiennent la présence de l’ouverture tandis que certaines parties semblent se prolonger vers le bas sous forme de verticales détachées de leur fonction architecturale.
L’escalier introduit une transformation plus radicale. Les marches perdent progressivement leur continuité et se dissolvent dans un ensemble de blancs, de gris et de bleus très clairs. Elles sont traversées par des bandes verticales vertes, turquoise, bleues, violettes, roses et jaunes qui ne correspondent plus directement aux éléments du bâtiment.
Deux organisations se rencontrent ainsi dans la même image : dans la partie supérieure, la répétition horizontale et régulière de la brique ; dans la partie inférieure, une structure beaucoup plus libre de lignes verticales et de fragments. La porte constitue le point de jonction entre ces deux systèmes.
L’œuvre s’inscrit dans le principe du comma développé par Pierre Tomy Le Boucher. Par analogie avec les micro-intervalles musicaux, le passage d’une image A vers une image B produit une succession d’états intermédiaires. Certains ne constituent que des transitions, tandis que d’autres font apparaître une rencontre inattendue entre les formes et acquièrent suffisamment de cohérence pour devenir une image autonome.
L’artiste sélectionne alors l’un de ces états puis intervient sur les formes et les couleurs. Dans cette composition, le processus préserve volontairement certains signes très reconnaissables — l’arche, la porte, la brique et les marches — tout en laissant d’autres parties évoluer vers des formes qui n’appartiennent plus à l’architecture d’origine.
Le terme Architexture, contraction volontaire d’architecture et de texture, prend ici un sens particulièrement lisible. La façade demeure une architecture, mais la répétition des briques, la fragmentation des marches et l’apparition des verticales colorées la transforment simultanément en une texture graphique autonome.